mardi 28 décembre 2010

dimanche 19 décembre 2010

Ludivine Furnon : de la gym au cirque

Elle était sportive. Elle est devenue artiste de cirque. 
Une suite logique ? «J'ai toujours aimé le spectacle», dit-elle. 
Conversation avec Ludivine Furnon, 30 ans.


Elle a connu la gloire dans les années 1990 comme gymnaste. Spécialité: le sol. Palmarès: médaillée de bronze aux Championnats du monde 1995 (à 15 ans) et championne d'Europe 2000. 


C'est à travers le célèbre Cirque du Soleil que Ludivine Furnon a trouvé sa reconversion, au moment de raccrocher, en 2003. 
«Ils m'avaient contactée pour me proposer un contrat pendant ma carrière, mais il était trop tôt, se souvient-elle. Quand j'ai arrêté la gym, j'y ai repensé et je les ai relancés. J'ai été formée 5 mois à Montreal. Puis j'ai participé pendant 5 ans au show Mystère à Las Vegas». L'expérience est une révélation. «On était sur scène tous les jours. Et j'adore ça, la scène, partager toutes ces émotions avec le public…»


Ambitieuse, souhaitant avoir son propre numéro, Ludivine quitte la troupe québecoise en 2008. Avec Nicolas Besnard, qu'elle a rencontré là-bas, passe un bon feeling… qui les mène à créer un duo de porté acrobatique : MainTenant. En 2009, ils gagnent la médaille d'argent au prestigieux Festival mondial du cirque de demain, à Paris. 


Cette année, ils sont programmés dans le spectacle Les plus beaux numéros du monde, actuellement au cirque Phénix et bientôt en tournée en France. C'est là que je les ai découverts. Leur numéro de main à main est impressionnant, magique et très sensuel. «On voulait instaurer un esprit différent de ce qui existe déjà, raconte Ludivine. Alors, on a cherché la fluidité, à raconter une histoire au public, à l'emmener dans une atmosphère originale».


Le cirque implique une véritable discipline et des sacrifices… «Des sacrifices que j'aime!, précise Ludivine. En gym, je m'entraînais 7 heures par jour pour 3 compétitions dans l'année, plus l'école à gérer. Aujourd'hui, c'est beaucoup moins traumatisant! Je m'entraîne 2 heures et demi par jour. Certes, je dois respecter une hygiène de vie correcte. Mais j'ai une vie normale à côté. C'est ce qui me fallait.»


Ludivine a trouvé une certaine forme de liberté. «Le cirque m'apporte l'adrénaline dont j'ai toujours besoin. Mais avec la pression du résultat en moins. Je ressens moins de stress que pendant ma carrière en gym… Même si je garde un excellent souvenir de cette époque, je me sens beaucoup plus légère aujourd'hui!» 


Le seul moment où elle a ressenti un trac comparable à celui de la compétition, c'est dans Incroyable talent, sur M6. Les télespectateurs ont élu le duo MainTenant parmi les 12 concurrents à la finale qui a lieu ce mercredi 22 décembre. «Cette émission, j'y tiens beaucoup. Passer à la télé permet de montrer ma reconversion à mes anciens supporters et me faire connaître auprès des autres personnes. Ça peut aussi m'aider pour mes projets. Je travaille un nouveau duo avec un autre partenaire : mon amoureux. Et je rêve de me produire un jour au Moulin Rouge. Gagner cette émission me permettrait de remporter un chèque de 100 000 euros qui seraient bien utiles!»


© Photos : Yan Forhan



vidéo de la demi-finale :



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samedi 18 décembre 2010

HORS-PISTE : dans les chaussures des skieurs

Damien Amblard a 34 ans. Son métier ? Connaître les skieurs de haut-niveau sur… 
le bout des pieds! Dans son atelier The Bootroom, à Chamonix, il fait du bootfitting. 
Ce travail consiste à adapter les chaussures, livrées brutes par le fabricant, à chaque athlète. 
L'idée, c'est que le coureur se sente dans ses chaussures de ski comme dans des pantoufles ? Pas vraiment, selon Damien : «Le confort est assez relatif ! Les chaussures sont toujours assez serrées.»  On peut toutefois améliorer la coque et l'intérieur de la coque : «On meule le pastique pour jouer sur son épaisseur, explique -t-il. On peut aussi chauffer ou presser ce plastique pour le déformer.» Certains coureurs se font même fabriquer des «chaussons injectés» : moulés à leurs pieds par un procédé d'injection de mousse polyuréthane.
Plus que le bien-être, Damien recherche le réglage qui va jouer un vrai rôle sur la performance. Il peut modifier 2 «angles» des chaussures :
• l'inclinaison latérale de la tige ou du bas de coque. Ce réglage, appelé «canting», ne sert en général pour le grand public qu'à compenser des particularités physiques, par exemple des jambes arquées. Mais en racing, il permet d'ajuster la chaussure à de nombreux paramètres du skieur (morphologie, discipline…).
• l'angle de la cheville, appelé «delta». En abaissant ou en remontant le talon, le pied est plus ou moins incliné dans la chaussure. Cela change l'équilibrage avant-arrière du skieur et donc la position de son centre de gravité… 
On peut agir aussi sur un autre paramètre : la rigidité de la coque.

Y a-t-il des règles communes à tous les skieurs ? «Plutôt des généralités par discipline, précise Damien. Disons qu'en slalom, les skieurs recherchent la précision technique. La chaussure est plus rigide. L'angle vers l'extérieur est plus fort, pour un ski agressif. Dans les disciplines de vitesse, les skieurs recherchent le relâchement et les sensations de glisse. La chausssure est moins rigide et le pied est plus à plat.» Ensuite, tout dépend de la personnalité et de la manière de skier de chacun. «Certains skieurs veulent ressentir la pression des chaussures. D'autres ont besoin de liberté pour ne pas penser à leurs pieds, que rien ne fasse diversion en course.»

Trouver le bon dosage est donc un art. En tout cas, un métier! «Il faut quelques notions de podologie mais surtout des connaissances en biomécanique», précise Damien, 15 ans d'expérience, dont 5 en Coupe du monde! Il est consultant pour 35 coureurs et en charge des membres de l'équipe de France pour la marque Rossignol-Lange. Il prépare les chaussures dès le mois de mai: «J'ai une fiche sur tous les skieurs. Ainsi, à 70% du temps, je peux préparer leur matériel sans qu'ils soient présents». Il va à leur rencontre lors des entraînements de printemps, effectue des tests lors du stage de l'été à Ushuaïa, et assure les finitions en septembre-octobre. 

© Photos tirées du site Internet http://www.thebootroom.fr avec l'autorisation de Damien.

Vidéo d'une journée de Marie Marchand-Arvier à Tignes fin octobre. A 3'55,  elle rend visite à Damien.

vendredi 17 décembre 2010

2 petits secrets de "vestiaire" de Marie Marchand-Arvier


Ce samedi matin, si tout va bien côté météo (le super G a été annulé aujourd'hui), une descente féminine de Coupe du monde doit avoir lieu à Val d'Isère.
Dans l'équipe de France, on retrouve plusieurs habituées de ce blog, dont Marie Marchand-Arvier. 


Cette dernière a pour actualité un superbe site Internet : www.marie-ma.com, au design tout neuf, avec de jolies photos sexy, des infos…  Et un lien vers «le boudoir de la muse Dogon», le blog facebook de la Marie côté femme, cuisinière, raffinée, amoureuse des beaux objets et de la mode…


Côté ski, Marie a été déçue de ses premières courses de la saison à Lake Louise (Canada), où elle a fini 13e et 19e des descentes et 15e du super G. Partie trop confiante après d'excellents entraînements, elle considère s'être «emballée». Elle semble avoir réglé cette sur-confiance pour arriver à Val d'Isère sereine. 


En attendant, découvrez les dernières p'tites infos que Marie a accepté de me confier.
Dans mon sac… «J'amène toujours de quoi avoir un petit déjeuner correct, c'est-à-dire du bon thé vert, du pain complet et des purées de fruits secs (amandes, noisettes...). Côté vêtements, j'ai toujours un foulard, un bonnet un peu féminin genre Castelbajac ou Lacoste.»
Juste avant d'entrer en piste… «Je n'ai pas de cri de guerre mais plutôt une pensée : "concentre toi sur les choses que tu peux maîtriser". Je trouve ca très juste et cela me convient bien.»



vidéo : la patinoire aux nounours




Vidéo d'une opération menée chaque année par une équipe de hockey qui récupère des ours en peluche pour une œuvre de charité… Gros succès cette année !

vidéo : du plongeon chinois à la chaîne



Trucage ou pas trucage ? On s'en moque, c'est beau !!
merci à www.lemonde.fr pour avoir fait connaître cette vidéo.
origine : http://www.vidouf.com

dimanche 12 décembre 2010

Peyo, un Lizarazu qui surfe debout à la rame

Peyo Lizarazu, 35 ans, a un nom de famille célèbre: il est de 6 ans le cadet de Bixente. C'est sur les vagues qu'il s'est fait un prénom. 
Il a commencé à surfer, gamin, dans son sud-ouest natal, avec son père et son frère. Plus tard, il a beaucoup ridé hors compétition. 
Il concilie cette passion avec son travail pour la marque Quiksilver depuis 15 ans, avec le cinéma à ses heures perdues (prof de surf dans Camping 2) et l'animation télé (Les carnets de la glisse, sur Orange sport). Comme son frère, il aime de nombreux sports: le rugby, le snowboard, le ski…




Mais cette année, il s'est aligné sur des compétitions de SUP: le stand up paddle ou «surf debout à la rame». Peyo a été sacré champion de France 2010, fin octobre, à Biarritz. Il est actuellement 2e au classement général du tout neuf Standup World Tour. Ce circuit en 5 étapes connaît son point d'orgue cette semaine: la finale a lieu jusqu'à vendredi à Hawaï. Peyo peut y conquérir le titre mondial, pour l'instant promis au leader Kai Lenny, qui concourt à domicile…




Cette finale m'offre l'occasion de zoomer sur ce sport en plein boom depuis 2 ans… Dans le SUP, le surfeur est debout sur une longue planche et se déplace en pagayant. Une fois sur la vague, il est sur l'arrière de la planche et glisse en utilisant sa rame comme outil d'équilibre et comme pivot. Inventé par des Hawaïens dans les années 1960 pour balader les touristes, il est aujourd'hui apprécié par les riders de «big waves» comme Laird Hamilton. Mais aussi par les amateurs de mascarets et par les «randonneurs» à la cool sur les rivières ou les lacs…

© photos : www.outsidereef.com (marque de matériel dédiée au SUP)





jeudi 9 décembre 2010

MERCATO - Grange et Lizeroux, des porte-Drapo

Mercato, c'est une nouvelle rubrique qui explore le sport côté marques, sponsoring, business…


Dès ce week-end, le Critérium de la première neige, étape de Coupe du monde, a lieu à Val d'Isère. Samedi, Jean-Baptiste Grange participera au géant, et dimanche, avec Julien Lizeroux, au slalom. En coulisses, ces 2 skieurs porteront, à leur habitude, un Drapo. 


Ils mettront un nouveau coup de projecteur sur cette marque française, qui aura aussi un stand dans la station. Si vous allez à la montagne cet hiver, vous ne pourrez pas non plus échapper au Drapo ! Il s'agit d'un large bandeau d'acrylique, doublé de polaire, plus original qu'un bonnet et bien moins ridicule qu'un cache-oreilles. Il s'est vendu à 10 000 exemplaires la saison dernière et il poursuit doucement son histoire, que j'ai envie de vous raconter.


Tout est parti d'Alexia Grange. Pour encourager son frère, elle lui tricotait des bandeaux porte-bonheur. Année après année, Jean-Baptiste a exhibé différents modèles, jusqu'au bleu-blanc-rouge des Mondiaux 2009. Il a fait des envieux, dont Julien Lizeroux qui en a "commandé" un à Alexia. D'autres membres de l'équipe de France ont suivi! Très vite, la renommée de cet accessoire a augmenté et les demandes des passionnés de ski sont devenues de plus en plus nombreuses au magasin des Grange, à Valloire.


Dans l'entourage des Grange, se trouvait Affiches toi, une agence de communication basée à Chambéry. Elle assure, entre autres, la fabrication d'objets promotionnels pour les stations de ski. L'un de ses responsables, Jérôme Herbelot, raconte : «Au printemps 2009, on a décidé de prendre en charge la production et la commercialisation du bandeau. La marque bando étant déjà déposée en Italie, on a choisi Le Drapo. Ce mot signifie drapeau en patois savoyard.»

Le Drapo revendique son authenticité et tient à l'esprit de famille. Le lien de fidélité avec les Grange reste fort. «On a signé avec Alexia un contrat d'exclusivité, son nom est cité sur chaque bandeau et elle touche des royalties», précise Jérôme Herbelot, évidemment sans dévoiler le pourcentage. «On a surtout des contacts étroits et fréquents avec nos ambassadeurs Jean-Baptiste Grange et Julien Lizeroux.»


Aujourd'hui, Le Drapo, c'est plus de 25 modèles, vendus entre 30 et 39 euros dans environ 80 stations françaises, mais aussi en Suisse et en Italie, et sur Internet : www.ledrapo.com. C'est surtout une production 100% française : l'usine est située en Haute-Loire. L'objet, devenu porte-écusson des clubs, est porté par les skieurs de haut-niveau, par les jeunes, par les moniteurs de ski, par les pisteurs… 




La marque a son twitter et sa fan-page sur facebook où les fidèles téléchargent leurs photos. J'avoue que je possède aussi un Drapo, reçu en cadeau après un abonnement : pour l'instant, je l'ai mis sur la tête… d'une peluche d'enfance! 


© Photo de Julien Lizeroux : mars 2010 à l'Alpe d'Huez, Pauline Leroy 
© captures du site Internet Le Drapo

la p'tite info glanée sur… Vincent Gauthier-Manuel

C'est parti pour les skieurs handisport ! Leur saison débute dès ce week-end avec des Coupes d'Europe à Pitztal et Kutai, en Autriche. Auparavant, de nombreux stages ont permis à l'équipe de France, dont le staff s'est beaucoup renouvelé, de prendre ses marques.


J'avais déjà présenté ici Yohann Taberlet. Aujourd'hui, zoom sur Vincent Gauthier-Manuel, Jurassien de 23 ans. Il est né sans avant-bras gauche.
Pour le suivre : www.vincent-team.com


C'est un skieur handisport "debout". Alors qu'il ne concourt dans cette catégorie que depuis 2006, son palmarès est déjà lourd. L'hiver dernier, il a obtenu 3 médailles aux Jeux paralympiques : l'argent en superG et supercombiné, le bronze en slalom. Il est l'athlète français le plus titré de Vancouver! L'année précédente, il avait obtenu le petit globe de cristal de slalom, trophée qui récompense le premier du classement général de Coupe du monde de la spécialité.




Comme d'habitude, petites questions pour faire connaissance…
 Sa chanson préférée du moment ?
«Des Black Eyed Peas : Imma Be»



Le sport dans lequel il aurait aimé être pro, en dehors du ski ?
«Le parapente»



Ci-dessous, un reportage récent de France 3.

Vincent Gauthier - novembre 2010
envoyé par francoisbonneville. - Regardez plus de vidéo de sport et de sports extrêmes.



© Photos tirées de son profil facebook, avec son autorisation
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mercredi 8 décembre 2010

Reportage : quand la lutte fait son cirque

Mardi soir, l'équipe de France de lutte recevait l'équipe de Turquie pour un test-match au Cirque d'Hiver, à Paris. A moins d'un an des Championnats du monde à Istanbul, qualificatifs pour les JO de 2012, cette rencontre amicale avait un goût de préparation de luxe pour les deux nations! Elle se déroulait en 11 matchs et a été remportée par la France 6-5. 
C'était l'occasion pour moi de découvrir ce sport olympique, qui a été surtout médiatisé par les médailles des frères Guénot à Pékin en 2008, et qui m'était complètement inconnu. Tribunes pleines, supporters en furie, pompomgirls, chauffeur de salle et quelques "peoples" dans la salle (l'ex cycliste Florian Rousseau, le boxeur Brahim Asloum, entre autres)… J'ai savouré une ambiance "show" survoltée!


3 disciplines étaient représentées 
• La lutte libre. C'est la plus répandue. Les actions sont autorisées sur tout le corps. La position de garde est basse car les lutteurs se protègent contre des prises sur les jambes… Cette discipline exige agilité, technique et tactique.
• La lutte féminine. C'est de la lutte libre avec quelques particularités de réglement.
• La lutte gréco-romaine. Les mouvements ne sont permis qu'au-dessus de la ceinture. La position de garde est donc plus haute. Les lutteurs n'attaquent qu'avec leurs bras. Cette discipline exige puissance athlétique et souplesse.
Un combat se déroule en manches de 2 minutes : le premier lutteur qui envoie son adversaire au tapis, en lui plaquant les épaules au sol (c'est un "tombé"), a gagné. Sinon, il faut remporter 2 manches. Les différents gestes techniques rapportent des points.
Ballet des pieds, retournements, passages au sol… Les combats sont photogéniques.
Les corps-à-corps sont émotionnellement forts à regarder : peau contre peau, yeux dans les yeux, main contre main, bras et jambes entremêlés… Les attaques sont brutales, viriles, parfois dures, mais toujours fair-play. Même "sonnés" par la force des prises, les lutteurs gardent leur sang-froid. Impressionnant !


A savoir pour les photos : les Français sont en rouge, les Turcs en bleu.

LUTTE : la lutte libre






LUTTE : la féminine










LUTTE : la gréco-romaine