mardi 27 avril 2010

Surf : les morsures du Pacifique

Son nom est Jaws. Comme les mâchoires d'une bête sauvage prête à vous dévorer. Impossible de la fuir. Seule alternative : la dompter. Bienvenue à Peahi, sur l'île de Maui, à Hawaï, en plein océan Pacifique. L'une des spots les plus féroces du monde. Le temple des big waves, des rouleaux immenses que peu de surfeurs osent affronter.

Un événement très attendu


Ce qu'on surnomme Jaws est un mur d'eau qui se crée sous certaines conditions météo, rares, le plus souvent entre décembre et février. Le big swell, le mélange parfait de la houle et des courants, est très attendu. Quand il s'annonce, toute une armada se met en route vers la plage : les hélicos pour les images, les jetskis pour tracter les surfeurs… Les touristes sortent de leurs hôtels, les locaux affluent, les bateaux des pêcheurs et des journalistes s'agglutinent. Embouteillage assuré à terre et en mer.

Une avalanche
Place au spectacle. Magnifique et dangereux à la fois. Au plus fort du phénomène, il devient ridicule de parler de vague. Le surfeur se retrouve sur la pente d'une montagne haute de 10 à 20 mètres, ou plutôt d'une avalanche qui déferle à près de 50 km/h. Le bruit est infernal. La technique doit être infaillible, la concentration, maximale. La moindre erreur et un malheureux peut se faire ensevelir. Gare aux rochers tout proches! Les sauveteurs sont aux aguets.


Le roi

Dans ce royaume des barrés, règne l'Américain Laird Hamilton. Très jeune, résidant dans l'archipel, il a apprivoisé Jaws quand personne ou presque ne connaissait son existence ! C'est lui qui invente au début des années 1990 le tow-in, le fait de se faire tracter… Doté d'un grand gabarit et d'un culot hors-norme, il maîtrise grâce à cette astuce des vagues de plus en plus grandes. Dès lors, il devient celui avec qui tout le monde veut rivaliser. Mais, à 46 ans, Laird reste le maître du jeu et des lieux. Le 7 décembre dernier, il a encore montré toute sa classe sur Jaws.

Le dauphin

Le même jour, un jeune surfeur allemand, Sebastian Steudtner, a aussi fait une superbe démonstration à Peahi. Pour cela, il a reçu le "Billabong XXL biggest wave award", samedi dernier en Californie. Un "oscar" accompagné d'un chèque de 15000 dollars. Parce que le surf aujourd'hui fait partie d'une grosse machinerie marketing : les sponsors et les médias sont autant attirés par Jaws que les rideurs… Mais cette évolution n'enlève rien à la magie de cette discipline extrême… Adrénaline et frissons, "c'est ce pour quoi je vis", a déclaré Steudtner. C'est ce pour quoi je vibre.

VIDEOS
Hamilton :http://www.youtube.com/watch?v=HFsVACAEZLM
Steudtner : http://www.youtube.com/watch?v=ffPhBSfPz28


PHOTOS
© Maui : http://www.gohawaii.com
© Hamilton (1e et 3e) : http://www.oxboworld.com
© Steudtner : http://billabongxxl.com

lundi 26 avril 2010

On vit ensemble, on rit ensemble !


"Bleu blanc rouge"
François le Français feat Doudou

Parce que je suis une INCONDITIONNELLE d'Omar et Fred !
Et que je sens que cette chanson va bien tourner sur nos ondes dans les semaines à venir…
Allez, on apprend tous la choré !!

Comme d'hab, pour voir le clip, cliquez sur le titre du billet
Ne ratez pas l'apparition surprise de Chabal !!

samedi 24 avril 2010

Intérieur sport


Intérieur sport, sur Canal+, est l'une des meilleures émissions du PAF actuel… Elle s'infiltre dans les coulisses du sport de haut niveau pour nous offrir des moments de vérité et d'une rare intensité.

Je viens de voir l'un de ses derniers docs, appelé "Un cœur en Isère", sur le club de rugby de Bourgoin-Jallieu, en queue du Top 14.
Quand éviter la relégation devient l'objectif suprême de tout un groupe.
Quand la passion qu'on met dans son sport frôle avec la religion.
Quand on part à un match comme on part à la guerre : des coéquipiers comme copains de combat, la peur de mourir qui tord le ventre, des rituels pour se donner du courage…
Frissons garantis.

Les docs d'Intérieur sport sont visibles en ligne.
Lien vers le site de Canal+ en cliquant sur le titre de ce billet

jeudi 22 avril 2010

Ça plaaaaane pour lui


Voici l'acrobatie de Paul Steiner, un parachutiste autrichien expérimenté (3 200 sauts à son actif), au-dessus des montagnes de son pays…
Cela se passe à 2100 mètres d'altitude et à une vitesse de 160 km/h! Epoustouflant!

La figure est si dangereuse à réaliser qu'elle n'a pas pu être répétée dans les airs. Pendant un an, Paul et les 2 pilotes ont travaillé au sol. Ils ont utilisé des modèles réduits des planeurs pour étudier les trajectoires, préparer leurs mouvements et affiner leur synchronisation…

Pour comprendre vraiment le déroulé de la cascade, visionnez la vidéo (en cliquant sur le titre du billet).

© Markus Zinner/Red Bull Photofiles
PS : Merci à Sophie Granpera, attachée de presse chez Red Bull France, qui m'autorise la publication des photos. Sans vouloir faire de pub, il faut reconnaître que cette marque sponsorise de jolis exploits et records…

mardi 20 avril 2010

la p'tite info glanée sur… Yannick Agnel *6

Yannick Agnel, 18 ans, a accepté (dans un message facebook très sympa…merci à lui !!) de me dévoiler sa chanson préférée du moment…
C'est Fool to cry des Rolling Stones (vidéo en cliquant sur le titre de la chronique)

J'en profite pour vous présenter ce jeune nageur…
La semaine dernière, pour sa première participation aux Championnats de France (il était encore récemment chez les Juniors), il a brillé… Son butin : un titre sur 200 mètres nage libre avec record de France à la clé (et, je le rappelle, réalisé en bermuda). Et une qualification pour l'Euro de cet été en 400 mètres.
Son étiquette "étoile montante de la natation française" lui va comme un gant…

Ce Niçois a une tête, certes haut perchée (il culmine à 2,01 mètres !), mais surtout bien remplie. Assidu à ses études, il passera le bac en juin. Courageux, il avait refusé les combis l'an dernier quand toute la natation tricolore se jetait sur le polyuréthane.
Ambitieux, il n'en est pas moins lucide. La pression semble couler sur lui comme une goutte d'eau sur un maillot de bain. On lui prête cette phrase : "la pression, c'est le phénomène par lequel le charbon se transforme en diamant"
Son profil facebook laisse transparaître de l'humour, de la joie de vivre, de la modestie aussi…
Spoportivement continuera à le suivre !!

lundi 19 avril 2010

la p'tite info glanée sur… Julien Lizeroux *5

"Quelle est ta chanson préférée du moment ?"
Pour cette question, le skieur Julien Lizeroux a bien du mal à trancher ! Venant d'un fana de musique comme lui, j'aurais dû m'en douter !!

Il vient donc de m'envoyer son top 3 :
- "Contact" de Jeronimo (musique de la série sur les 4 mousquetaires, dans Intérieur Sport, sur Canal+)
- "Friend" d'Everlast (sublime chanson que j'ai choisi de mettre en lien, cliquez sur le titre)
- "Ten Million Slaves" d'Otis Taylor (BO du film Public Ennemies)

Je rappelle que Julien a fini à la 2e place de la Coupe du monde de slalom et à la 9e place du classement général.
Son partenariat de matos avec Rossignol vient d'être confirmé pour 2 ans et le staff technique de l'équipe de France vient d'être renouvelé. Donc, "content que ça continue comme ça", Ju peut finir cette saison l'esprit tranquille.
On lui souhaite de bonnes vacances !

samedi 17 avril 2010

la p'tite info glanée sur… Gauthier de Tessières *4

Dans la série "quelle est ta chanson préférée du moment ?"… la réponse via facebook de Gauthier de Tessières (28 ans, skieur de l'équipe de France)…

Undisclosed desires de Muse

(cliquer sur le titre pour la vidéo)

Gauthier s'est fait opérer du genou il y a quelques semaines. On lui souhaite bonne convalescence et un bon retour sur les pistes l'hiver prochain…

vendredi 16 avril 2010

Spoportivement soutient le skieur blessé Florent Astier


En janvier dernier, lors d'une étape de Coupe du monde de skicross aux Etats-Unis, Florent Astier, jeune de 23 ans, s'est blessé alors qu'il rêvait d'une qualif pour ses premiers JO. Lourdement touché aux vertèbres, il a été opéré et hospitalisé deux semaines là-bas.

Rentré en France, il lutte actuellement dans un centre de rééducation à Saint-Hilaire-du-Touvet. Le but : retrouver de la mobilité et de l'amplitude sur le haut du corps, en attendant le verdict sur la motricité de ses jambes. Il fait beaucoup de kiné, progresse chaque jour dans son fauteuil roulant… et garde la pêche ! Ah, le moral et la détermination des sportifs de haut niveau…

La Fédé ne pouvant pas tout prendre en charge, Flo doit financer lui-même ses frais médicaux américains (très élevés) et l'aménagement qui sera nécessaire dans son logement. Ses proches multiplient donc les opés de soutien pour récolter de l'argent. Ils ont créé l'assoc "Tous ensemble avec Florent" (siège social : chemin des Vieilles Carines, 05330 Saint-Chaffrey).

Une grande journée d'action et de fête, la Tawa du Tartali, est organisée ce samedi 17 avril à Serre-Chevalier, sa station.
http://www.serre-chevalier.com/La-Tawa-du-Tartali

Spoportivement fait la promo de cette journée et envoie surtout ses pensées à Flo pour lui donner du courage !

Retrouvez ses amis sur facebook :
http://www.facebook.com/group.php?gid=245240740727`

Vente de t-shirts :
http://www.waxxstore.fr

jeudi 15 avril 2010

Une nana qui s'envoie en l'air

Juste une petite vidéo (cliquez sur le titre) d'un saut à skis impressionnant… Un record à 10 mètres, réalisé par une rideuse américaine, d'origine norvégienne.

http://www.zapiks.fr/grete-eliassen-record-du-mon-1.html

mercredi 14 avril 2010

un basketteur marque contre son camp

Un drôle de réflexe ! C'est marrant… Vidéo en cliquant sur le titre

© http://basket.blog.lemonde.fr

Le saut des anges



Les Français Cyrille Oumedjkane et Hassan Mouti ont sauté d'un hélico à plus de 20 mètres de haut devant le Fort Boyard, hier, pour faire connaître leur sport : le plongeon extrême. Et surtout, pour promouvoir la première étape des "Red Bull Cliff Diving World Series 2010", qui aura lieu à La Rochelle le 15 mai.

Rendez-vous bientôt dans Spoportivement avec Hassan Mouti, que j'interviewe lundi, pour découvrir cette discipline très spectaculaire, très belle…

© plan large : Dean Treml/Red Bull Photofiles
© depuis l'hélico : Vincent Curutchet/Red Bull Photofiles

mardi 13 avril 2010

La revanche des bermudas

Ahhhh… quel bonheur de voir, depuis ce matin aux Championnats de France, les nageurs vêtus de bermudas !
Je vous entends déjà dire : "Popo, elle ne pense qu'à mater les torses des musclés"… Vous vous égarez. Si je suis aussi ravie du changement de tenue des nageurs zé nageuses, c'est pour la pureté et l'honnêteté du sport.

On sort de l'ère des "combi" : ces combinaisons intégrales prétextes à toutes les combines sont enfin interdites. Ce dopage technique au doux nom de "polyuréthane" disparaît.
Finies ces images de corps ultraserrés dans un étau aussi difficile à enfiler que ridicule.
On revient aux fondamentaux : le tissu, bermuda chez les hommes, maillot une pièce chez les dames.

Il était temps. Il existe des disciplines (ski, automobile, tennis…) où la technologie revêt une grande importance car le matériel est indissociable du sportif. Ça n'aurait jamais dû être le cas de la natation où la seule chose nécessaire… c'est l'eau.

Reste le problème des records du monde établis du temps de feu les combinaisons… Ils ne sont pas annulés. Dans les tablettes, continueront donc d'apparaître des chiffres pas vraiment légitimes. Il paraît qu'ils seront accompagnés d'un astérisque. Soit.

lundi 12 avril 2010

Parce qu'il Leveaux bien



Les Championnats de France de natation se déroulent cette semaine à Saint-Raphaël. Parmi les concurrents dont je connais un peu la personnalité, Amaury Leveaux sort du lot. Ce type de 24 ans est, pour moi, un artiste et un extraterrestre. Au moins aussi fort qu'Alain Bernard, avec de la fantaisie en plus.

Une torpille
Amaury est un artiste dans l'eau car il possède une technique phénoménale, imparable sur le sprint, sa discipline de prédilection. Principaux atouts ? Sa capacité de propulsion (il est l'un des meilleurs partants du monde). Et surtout une coulée très ondulée (qui lui vient du papillon) et interminable, souvent à la limite autorisée, grâce à laquelle il s'économise avant la nage.

Motivé motivé…
Sa silhouette de 2,04 mètres et son visage d'adolescent pourraient le faire passer pour une grande perche nonchalante. Erreur ! C'est un bosseur. Tout enjeu sportif de taille aiguise sa motivation. Un an avant Pékin, par exemple, il attaque un travail de musculation intense… Il finit 2e du 50 mètres libre. Et, toujours en 2008, il devient quadruple médaille d'or et auteur de plusieurs records du monde aux championnats d'Europe en petit bassin. CQFD !

Mentalement fort
L'année suivante, Amaury n'a plus rien à prouver… Alors il lâche prise, fait la fête, met moins d'engagement dans son entraînement… Et pourtant, il participe aux Championnats du monde quelques jours après le décès de son père et finit médaille de bronze. Il dit alors "J'ai grandi sans le vouloir"… Je trouve cette capacité psychologique à rebondir sidérante.


Un showman
Amaury est aussi un artiste hors de l'eau. Fantasque, drôle. Suite à un pari, il fut l'auteur d'un célèbre baiser sur la bouche à Nelson Monfort ! Ses déclarations sont toujours savoureuses. Comme celle-ci après sa médaille olympique : "En voyant le tableau de résultat, la première que chose que je suis dit c'est que je devais un resto à mon meilleur pote. J'avais parié avec lui que je serai champion olympique. Deuxième c'est bien, mais aujourd'hui n'est pas le plus beau jour de ma vie."

Difficile à cerner
Il dégage du charisme. Une âme enfantine habite son regard. Il semble souvent dans la lune. Quelque chose de torturé, que son ancien entraîneur appelait "une violence", sommeille en lui… Certains diront que c'est un flambeur. Qu'il a quitté, en septembre 2009, son club "historique " de Mulhouse et son mentor Lionel Horter pour profiter des moyens financiers du Racing Lagardère de Paris. D'autres vous affirmeront qu'il ne suit que son cœur et qu'il est venu dans la capitale pour vivre avec sa fiancée Victoria, inscrite en école de commerce…
La vérité sur Amaury n'appartient vraiment qu'à lui. C'est parce qu'il est insaisissable qu'il est aussi attachant !

© Photos prises par moi-même début décembre 2008 aux championnats de France petit bassin à Angers

dimanche 11 avril 2010

la p'tite info glanée sur… Déborah Anthonioz *3

Et voilà une nouvelle petite "indiscrétion" donnée via facebook par Déborah Anthonioz en ce dimanche matin…

Après avoir vu Tout ce qui brille au ciné avec des copains, ils écoutent cette chanson de la BO sans arrêt :
http://www.youtube.com/watch?v=DJAe-QHbWbM
(cliquez sur le titre)

Je rappelle que Déborah, 31 ans, a été médaille d'argent en snowboard cross aux JO de Vancouver!!

vendredi 9 avril 2010

la p'tite info glanée sur… Marion Rolland *2

Marion Rolland (skieuse) m'a répondu via facebook sur sa chanson préférée du moment :

En fait, il y en a 2 : "quand c'est pas l'une c'est l'autre", dit-elle !

Florence & the machine, Dog Days Are Over
(http://www.youtube.com/watch?v=PGrx6etMl0w)

K'Os, I Wish I Knew Natalie Portman
(http://www.youtube.com/watch?v=c9SN96v1Mec)

Blessée au genou lors des JO, elle est chez elle ces jours-ci mais retourne fin avril en rééducation pour la 2e phase… On lui souhaite beaucoup de courage et on a hâte de la retrouver sur les pistes l'hiver prochain !

jeudi 8 avril 2010

Au clair de la dune








Faire 20 minutes de jogging à l'ombre du Jardin des Tuileries me ferait mourir.

Imaginez donc ce que je ressens à propos du Marathon des sables, qui traverse le Sahara pour la 25e fois cette année.

Plus de 1000 partants, dimanche dernier…mais combien à l'arrivée, samedi? Cette course lance aux concurrents un défi étonnant.

Se montrer endurant pour parcourir 250 kilomètres en 7 étapes longues de 20 à 80 km.

Résister à la chaleur, jusqu'à 50 °C dans cette région du sud marocain.

Dépasser la douleur des muscles qui tirent et des pieds qui gonflent, sur des terrains accidentés et dénivelés : dunes, oueds, pistes, plateaux caillouteux…

Supporter la soif et gérer sa faim. L'organisation de la course fournit l'eau, 10-12 litres quotidiens. Mais les participants sont en autosuffisance alimentaire. Calcul précis des calories nécessaires + recherche du poids le plus faible = plats lyophilisés !

Assumer un poids sur ses épaules. Chaque concurrent porte dans son sac à dos ses vêtements et le matériel de survie obligatoire (couverture, couteau, briquet, sels…). Le tout allant de 6 à 15 kilos.

Difficulté technique, pureté, paysages magnifiques et images sublimes des silhouettes fantômatiques des concurrents… J'ai chaque année une énorme fascination pour cette course.


© CIMBALY-PERMDS2010
www.darbaroud.com

mercredi 7 avril 2010

Un Frenchie en haut de la vague


Et non je ne vous parlerai pas du foot… Faire une chronique sur l'incroyable talent d'Hugo Lloris, ce soir, serait trop évident !!

Partons plutôt pour les plages d'Australie… Parmi les Français en lice cette semaine au Rip Curl Pro Bells Beach, étape du championnat du monde masculin : Michel Bourez.
Découvrez (en cliquant sur le titre, toujours) une petite vidéo bien sympa sur ce Tahitien de 24 ans.

© Rip Curl

mardi 6 avril 2010

Mon respect pour "la puce"



Je ne suis pas une fan de foot… Ce soir, c'est la beauté de l'émission "Rendez-vous en terre inconnue", les destins des Bajaus gitans de la mer et l'émotion de Marianne James qui m'auront retournée… pas les matchs de la Ligue des Champions.

Et pourtant, pourtant… avec un œil à guetter les scores sur le net, je ne peux m'empêcher de voir les 4 buts marqués par Lionel Messi offrant la victoire à Barcelone.
Ce que je sais de ce joueur m'avait déjà impressionnée. Son quadruplé de ce soir m'achève !

Quel parcours !! Né en 1987 à Rosario (Argentine), le gamin est très vite remarqué sur les terrains de foot : il se montre vif, rapide, efficace. En même temps, on lui diagnostique une anomalie qui l'empêche de grandir… Surnommé "la pulga" (la puce), il ne mesure que 1,11m à 10 ans. Les hormones de croissance s'avèrent nécessaires, mais ni sa famille ni aucun club argentin ne peut payer le traitement.
Exilés en Espagne, ses parents présentent le fiston, âgé de 13 ans, au FC Barcelone. Le club, conquis, accepte de prendre en charge l'éducation footballistique et les médicaments de l'adolescent.

9 ans après, la fidélité entre le club et le joueur constitue un merveilleux scénario !
Je ne sais pas s'il faut dire que le football a sauvé Messi.
En tout cas, cet attaquant est devenu un grand bonhomme à Barcelone et y a construit le plus beau palmarès actuel.
Les vidéos de ses buts tournent sur le net. Son talent fait l'unanimité chez les spécialistes.
Et moi ça me touche. Je dis chapeau. Vraiment !!

lundi 5 avril 2010

freeride : de l'art !


Je crois que je ne comprendrai jamais rien à leurs règles, ni à leur jargon… Mais je m'en moque. Les freeriders me touchent parce qu'ils sont fous, parce qu'ils sont libres… Ce qu'ils font n'est pas du sport, c'est de l'art. J'admire la fluidité de leurs gestes filmés dans des paysages sublimes. J'admire la prise de risque, la difficulté technique… et leur lucidité aussi.

Découvrez ici (cliquez sur le titre !) les vidéos de Candide Thovex.
A 28 ans, ce Français, ex-skieur freestyle (plusieurs titres en bosses et aux X-Games de 1996 à 2007), s'est reconverti en freeride… Il vient de remporter le Freeride World Tour 2010.
Musique aérienne, images époustouflantes et excellent montage… du vrai cinéma! Enjoy!!

© www.freerideworldtour.com

dimanche 4 avril 2010

la p'tite info glanée… sur Gael Monfils *1

J'ai demandé via twitter à Gael Monfils (tennisman) quelle était sa chanson préférée du moment…
Réponse : Bedrock
Cliquer sur le titre de ce post pour voir le clip…

samedi 3 avril 2010

Les David, une belle rencontre


Toujours aux Coqs d'or de l'Alpe d'Huez, la semaine dernière, j'ai rencontré et interviewé Ophélie David, avec qui j'avais eu le plaisir de communiquer rapidement par facebook quelques jours auparavant…
7 Coupes du monde de skicross !! Cette nana de 33 ans est une méga-championne. Mais elle est restée naturelle, spontanée, accessible… C'est une maman attentionnée envers Lilou, 10 ans, petite skieuse à croquer.
Ophélie et Lilou : 2 filles dont je suis très heureuse d'avoir croisé la route…

Zoom sur Lizeroux, mon chouchou de l'hiver


Filles et garçons hurlent son nom, se bousculent pour un autographe et répètent qu'il est "leur idole". Au Palais des Sports de l'Alpe d'Huez, Julien Lizeroux apparaît tout sourire. Pendant 2 heures, il signe sans rechigner affiches et vêtements, content de fêter auprès des enfants une saison réussie : pas de médaille olympique, certes, mais un 2e rang dans la Coupe du monde de slalom et une 9e place au général.

"Ju" est mon chouchou depuis 2 ans. Mon plus gros coup de cœur sportif de ces dernières années. Un mec bien, hyper attachant… "Envoyer du gros". Julien Lizeroux résume ainsi son attitude sur les pistes. Fils d'une monitrice de ski et d'un guide de haute-montagne, ce Savoyard a toujours fait des pentes enneigées son terrain de jeu. À 7 ans, il était déjà licencié au club des sports de La Plagne. À 19 ans, bac de "ski-études" en poche, il intègre l'équipe de France. À 30 ans, la générosité constitue désormais sa principale marque de fabrique : il est réputé pour sa fougue et sa prise de risques dans les courses. La faute à l'optimisme ! "Tout va pour moi, explique-t-il. J'adore le ski… Pouvoir vivre de ma passion est quelque chose de très fort. J'en profite."

Le plus sombre de sa carrière (des blessures à répétition qui le clouent chez lui, des saisons sans résultats) remonte à l'époque 2000-2006. Le gros coup dur personnel, le décès de son frère Yoann lors d'un accident de base-jump, date de l'été 2008. Alors, en janvier 2009, sa première victoire dans une épreuve de Coupe du monde sonne comme une renaissance. C'est là que je le "découvre". Quelques semaines plus tard, lors des Mondiaux organisés en France, il remporte 2 médailles d'argent. La saison 2009-2010 a encore confirmé ses progrés.

Il n'est pas sorti d'un slalom depuis 3 ans ! Une fiabilité qu'il doit à 7 mois d'entraînement l'été et l'automne. Il pratique de nombreux sports : vélo, rando, tennis, basket, foot, volley et golf. "Ma coordination est un atout, dit-il. Je travaille beaucoup la musculation et la proprioception". À cela s'ajoutent, pendant la saison, la préparation du matériel, le repérage des tracés, la récupération…

A l'Alpe d'Huez, où l'on est entourés d'enfants, je saisis l'occasion de l'interviewer sur sa jeunesse. Il s'y replonge sans problème. "Je skiais partout, dans la poudreuse et dans les bosses. Je n'étais pas très doué techniquement, mais je prenais du plaisir, dit-il. J'ai gardé ce goût du dépassement de soi, des sensations… cela fait ma grande force aujourd'hui".

"Petit, je ne rêvais pas d'être champion. Mais quand, avec mon club de La Plagne, on a assisté à une épreuve des Jeux olympiques en 1992, ça a sans doute été un déclencheur, se souvient Julien. Le ski, c'est comme tout : quand on a été touché étant gamin, on s'en rappelle toute sa vie."

Aujourd'hui, que dire aux jeunes skieurs qui rêvent du haut niveau ? "Champion ce n'est pas un métier. Ça ne va pas tomber tout seul dans la main, répond Julien. On laisse des candidats à chaque échelon : pour 100 skieurs au départ, il n'en reste qu'1 ou 2 à la fin. Ça demande des sacrifices et beaucoup d'heures d'entraînement. Mais pour y être arrivé, je dis que ça vaut largement le coup. Il faut croire en soi. Qu'on réussisse ou pas, l'important c'est de n'avoir aucun regret".

Sur les traces des skieurs de 10-13 ans






La semaine dernière, le Ski Open Coq d'Or a rassemblé poussins (10-11 ans) et benjamins (12-13 ans) pour de véritables championnats de France. J'ai assisté à une superbe compèt avec une jolie ambiance de "transmission" entre les générations. Récit…


L'Alpe d'Huez, station de l'Isère perchée à près de 1 900 mètres… Son église moderne, son soleil, ses rues calmes, sa neige fraîche de printemps… et 1 500 jeunes skieurs déchaînés ! Sélectionnés dans les clubs de la Fédération française de ski ou des ESF (Ecoles de ski français), ils viennent s'affronter en slalom géant, en skiercross (un parcours technique avec des bosses…) et en slalom parallèle.

Le Ski Open Coq d'Or est une joyeuse fête. Mais qu'on ne s'y trompe pas. Les sponsors, le commentateur de renom (Alexandre Pasteur, d'Eurosport), les médias, les trophées et les parrains prestigieux lui donnent la crédibilité d'une grande compétition. Stress, pression des entraîneurs, préparation du matériel, repérage des tracés, aléas de la météo, concentration, sollicitation des médias, apprentissage de la défaite… Les jeunes skieurs se frottent au professionnalisme.

Cette compétition représente pour beaucoup une chance de se faire repérer. C'est une étape importante vers la réalisation de leur rêve : devenir un champion, un jour.
"Si on n'est pas dans le wagon des 20 meilleurs à cet âge-là, on a peu de chances de percer un jour au haut niveau", confirme Serge Jaccod, vice-président du syndicat des moniteurs de ski, l'un des responsables de l'événement. "Les jeunes qu'on détecte ici, on ne les lâchera pas. On leur proposera de suivre un ski-études, de profiter de structures d'entraînements… et on les retrouvera peut-être en lice aux Jeux olympiques de 2018 !"

Parmi les vainqueurs, je m'arrête sur Robin Fressard, 13 ans, venu d'Aussois (Savoie). Il est le gagnant du slalom géant des benjamins. Quelles sont ses qualités? Robin répond sans hésiter : "Ma vitesse et mon schuss". En montant sur le podium, il est le seul à serrer la main des autres concurrents. Il a un look et un sourire qu'on remarque. Une sorte de charisme. Bref, avec une telle assurance, je me dis qu'il fera un beau champion dans quelques années ! C'est mon pari…

Pour l'instant Robin est en ski-études: "On s'entraîne huit heures par semaine, plus les séances en club, raconte-t-il. On a aussi des stages l'été pour garder ce qu'on a acquis et prendre de l'avance sur l'hiver suivant". Il avoue qu'il aimerait bien "continuer dans le ski au haut niveau plus tard". A suivre !

c'est parti…

J'ouvre un blog "sport"… pour vous faire partager mes coups de cœur, mes coups de gueule, mes éventuels reportages ou échanges à venir avec les sportifs…