vendredi 30 juillet 2010

Le héros d'Ophélie David

J'ai demandé aux sportifs que je suis régulièrement : "qui est ton héros? quelqu'un (passé ou présent) qui t'inspire ou te guide dans ton sport ou ta vie… et pourquoi?"

A cette question, pas "facile", voici la première réponse.
C'est celle d'Ophélie David, championne de skicross, la marraine de ce blog.
Une longue et belle déclaration d'amour à son papa, qui était basketteur international !
«Mon héros, c'est mon père…
Je l'admire pour sa vie d'homme. Pour son parcours : se sauver de Hongrie, travailler dès l'âge de 14 ans la nuit pour se nourrir, se battre contre les Russes, rester fidèle à son idéologie… Sa vie est un vrai roman, dont il ne parle jamais car il a toujours le regard tourné vers l'avenir. Ce sont ses frères ou ses amis qui nous livrent des bribes de son passé.
Je l'admire aussi pour sa vision des choses, il est toujours de bon conseil.
Il est généreux (c'est de plus en plus rare, et moi je trouve ce trait de caractère noble). Il est aussi compréhensif, optimiste et il m'étonne par sa culture hétéroclite. C'est un joueur, l'œil rieur, le plaisir de débattre autour d'une table amicale, des discussions qui se finissent au milieu de la nuit.
En plus il est capable de faire tout (vraiment TOUT) avec ses 10 doigts! Il a construit son bateau, sa maison, il bricole, répare, assemble, soude, tord…
Et enfin, il y a sa carrière sportive, son esprit du jeu, d'équipe , des valeurs qu'il m'a transmises tout naturellement.
C'est un homme formidable et j'ai de la chance de l'avoir comme papa.»
Les news d'Ophélie
Elle est en vacances en Corse ! Avant de partir, à cause d'une entorse à la cheville, elle a manqué son rdv sportif de l'été, la Mégavalanche, une descente de VTT. Mais là elle se repose, finit de se soigner et s'apprête à attaquer la préparation physique d'avant-hiver.

mardi 27 juillet 2010

Le randonneur du ciel


«J'avais juste envie de voler». Franck Arnaud, parapentiste français, évoque sa dernière aventure, qui date de samedi. Décollage de Champaubert (Marne) à 14h30. Atterrissage à Louesme (Côte d'Or) à 18h20. Soit 4 heures et demi dans les airs pour parcourir 135 kilomètres. Pour Franck, ce n'est pas un exploit : des trajets plus longs, il en a déjà réalisé une trentaine! L'an dernier, il a même battu le record de France : 9 heures, 328 kilomètres. C'est à ce moment-là que j'ai contacté Franck la première fois et découvert le parapente des plaines.

Cette discipline efface l'image classique de sa cousine des montagnes : départ en altitude et arrivée dans la vallée quelques minutes plus tard. Là, il s'agit de voyager dans les nuages! Le secret : avoir de l'endurance et jouer avec les «thermiques» (colonnes d'air chaud ascendant) pour monter-descendre-monter-descendre… et, ainsi, avancer comme un yoyo pendant des heures. Pratiquer ce sport s'accompagne d'anecdotes croustilllantes qui vont du «comment je fais pipi dans les airs» à «comment je fais du stop pour me faire ramener à mon point de départ» ou «comment je dors dans une gare pour attendre le premier train du lendemain»…

Plus poétiquement, un reporter de TF1 a appelé Franck «randonneur du ciel». Un joli surnom pour un oiseau qui est aussi un peu geek : addict des sites Internet de météo, guetteur des vents, connaisseur des cartes de couloirs aériens… Franck s'est investi et a donné beaucoup de son énergie au quotidien pendant 10 années pour attendre la journée idéale, celle où toutes les conditions de l'exploit sont réunies, celle qu'il ne faut pas râter. Du coup, une fois son record établi le 22 juin 2009, il a lâché prise et… beaucoup moins volé !

La sortie de samedi a donc sonné pour Franck comme un retour au plaisir pur. Il n'avait plus volé depuis un mois. «J'avais des fourmis dans les ailes», raconte-il. Il savoure les moments qu'il a vécus et semble ravi de les partager. Extrait de son récit : «L'immense lac de la forêt d'Orient (quasiment la taille de celui d'Annecy) est à l'ombre, mais une demi-douzaine de petits voiliers filent à bonne allure, poussés par un vent de nord. Je passe à la verticale du lac, j'en profite pour prendre quelques photos. C'est une sensation spéciale de survoler une telle étendue d'eau, j'ai l'impression d'être à une altitude vertigineuse. En tout cas c'est dépaysant!» Les paysages de vignes, la rencontre avec deux milans en plein combat aérien et surtout, une ambiance de fin du monde avec un ciel très couvert, vont finir de rendre cet après-midi inoubliable. «Au point de vue purement sportif, ce vol n'a rien d'exceptionnel, conclut Franck. Mais je n'avais jamais effectué un aussi long vol sans voir le soleil...»


© Photos de Franck Arnaud.

samedi 24 juillet 2010

la p'tite info glanée sur… Bolade Apithy

Il y a quelques jours, pendant mes vacances, j'ai pris contact avec Bolade Apithy.

Derrière ce nom méconnu, se cache un jeune sabreur français, médaillé de bronze la semaine dernière aux Championnats d'Europe d'escrime en Allemagne.
Souvent remplaçant, parfois médaillé en équipe, il a obtenu là sa première breloque en individuel. Un résultat qui confirme ses progrés cette saison (champion de France, première victoire en Coupe du monde)…

Bolade, 1,80 mètre, 80 kilos, aura 25 ans le mois prochain. Il participera en novembre à ses premiers Mondiaux senior, un niveau dans lequel il concourt depuis 5 ans. La compétition sera organisée… à Paris ! Spoportivement la suivra, bien sûr ;-)

En attendant, Bolade a accepté avec enthousiasme (et je l'en remercie) de devenir un habitué de ce blog. Il a répondu à mes 2 premières questions…

- Quelle est sa chanson préférée du moment ?
Mi alma se muere, Fuego ft Pitbull & Omega
«Un petit son latino qui me met bien avec un petit mojito», confie Bolade.

- Dans quel autre sport aurait-il pu être "pro" ?
«Il y en a plusieurs : le foot (j'aurais pu entrer en centre de formation quand j'étais plus jeune!), le rugby… Mais si je devais vraiment choisir, je dirais le tennis.»

© Photo tirée du profil facebook de Bolade, avec son autorisation.