lundi 29 novembre 2010

Bodyboard : Amaury Lavernhe et la reconnaissance du ventre



«J'aime l'eau et les vagues. Pas seulement pour leur esthétique, non. 
La vague côté énergie, puissance, jeu, force. Rentrer dedans, passer dessous, boire la tasse, se laisser prendre, la dominer, jouer, observer, ruser, utiliser cette force superbe. S'incliner quand elle est dangereuse, s'en servir lorsqu'elle est parfaite, laisser tomber quand elle est trop nulle.»
Celui qui me parle ainsi avec emphase s'appelle Amaury Lavernhe, alias Mozir ou Moz, 25 ans. En août dernier, au Portugal, ce Français a été sacré champion du monde de bodyboard. Et ce, après avoir dominé toute la saison et avant même la dernière étape, cette semaine, aux Canaries. 

La passion d'Amaury pour le bodyboard est liée à une autre histoire d'amour : celle qu'il vit avec La Réunion. C'est sur cette île, où il est arrivé en famille à 7 ans, qu'il a découvert ce sport. «On s'est installés à deux pas de l'océan Indien. On allait à la plage après la classe, quand on n'avait pas trop de devoirs, et le dimanche, raconte-t-il. Je faisais le fou avec mes frères et soeur dans les vagues, pour le fun! J'ai fait un stage de bodyboard à 10 ans. Puis je me suis mis à m'entraîner le mercredi et le samedi, je faisais des progrès, j'étais avec mes copains et heureux! Et il y a eu ma première compétition locale, les Gillympiades (Olympiades de St Gilles, la petite ville balnéraire où on habitait). J'avais 11 ans, en 1996, et j'ai gagné…»
Amaury a alors gravi les échelons régionaux, puis nationaux… jusqu'à intégrer le circuit professionnel mondial en 2007. Mais c'est toujours à la Réunion qu'il préfère rider : «Ce sont les spots que je connais le mieux: la Tortue (St Leu), Les Aigrettes et l'Ermitage (St Gilles), la Jetée (St Pierre). J'aime aussi l'Australie fabuleuse, Hawaï (un peu blindé de monde), Arica au Chili et Tahiti... mythique.»



Aujourd'hui, à La Réunion ou en métropole, où il a été sacré champion de France (à Biarritz, en octobre), Amaury devient un formidable ambassadeur du bodyboard. Il défend ce sport face à son célèbre cousin, le surf. «C'est facile de débuter sur les vagues avec un bodyboard, car on est posé dessus. Tenir debout sur un surf est tout de même plus compliqué pour un débutant! En plus avec une planche de body, on peut vite se faire plaisir et avoir des sensations. De 7 à 77 ans !» En tout cas, Amaury est peu médiatisé, tout juste assez sponsorisé pour vivre de son sport… mais c'est un vrai passionné! Intarissable… 
«Couché sur ta board, tu ne fais plus qu'un avec elle, tu es posé sur la vague, tu l'as sous le nez, tu la sens avec ton ventre, avec tes bras, avec tes palmes. Ensuite il y a les figures, on décolle, on vole, on replaque, on en prend plein les bras et plein le dos. C'est très puissant, casse-geule, violent, excitant. Les vagues que nous ridons sont beaucoup plus rapides, radicales, puissantes et creuses que pour le surf : grâce aux palmes, on peut démarrer ces vagues ultra-rapides, quand où un surfeur n'aurait pas le temps de se mettre debout. C'est beaucoup plus "hard core".»



Site Amaury : http://www.amaurybodyboarding.com/
Site circuit de Championnat du monde : http://www.ibaworldtour.com/
Site fédé française : http://www.surfingfrance.com/

OSMOZ from Zot Movie Festival on Vimeo.


© Photos : DR - IBA 

HORS-SAISON : de l'apnée au jujitsu, l'entraînement d'Amaury Lavernhe

Le bodyboard exige de grandes qualités physiques : «On fait des manoeuvres très aériennes, explique Amaury Lavernhe. Cela demande des capacités gymniques, de l'influx, des réflexes, de la puissance musculaire, mais aussi de l'agilité, de la souplesse. Et une excellente résistance pour tenir le rythme des séries, remonter au pic en palmant comme un dingue, et garder l'énergie ensuite pour les figures.»


Son entraînement est varié : «Je fais de la musculation, du stretching, de la course à pied, de la natation. Je pratique avec bonheur la chasse sous-marine, l'apnée est un exercice fabuleux. Lorsqu'on attend les vagues pendant les compétitions, je joue souvent au tennis. Je me suis mis au paddle depuis mon dernier trip à Tahiti : un excellent moyen de locomotion, le long du lagon, qui muscle jambes et bras et stimule le sens de l'équilibre.» 
Mais Amaury pratique aussi le jujitsu brésilien, ce qui m'a intriguée… Ses explications : «Je pense que les sports de combat aident au surpassement intérieur. Le jujitsu brésilien est un sport très complet. Il me permet tout d'abord de faire travailler des muscles qui sont moins sollicités en bodyboard, donc de parfaire ma condition physique. Cela enrichit aussi ma préparation mentale, le contrôle de soi et du stress. Un exercice entre sagesse et force, respect de l'adversaire jusqu'aux limites. Et c'est bon pour tout le monde!»

samedi 27 novembre 2010

2 petits secrets de "vestiaire" de Tessa Worley

Tessa Worley, skieuse française de 21 ans, a remporté ce samedi le géant d'Aspen, aux Etats-Unis, où elle avait déjà gagné il y a 2 ans. C'est le 2e géant de Coupe du monde de la saison.


L'occasion de publier ses réponses à mes nouvelles indiscrétions…


Dans mon sac…«J'emmène tout le temps mon iphone, difficile de s'en passer quand on y a goûté!»

Juste avant d'entrer en piste… «Je repense très vite à ce qu'il faut que je fasse sur les skis lors de ma manche.»


jeudi 25 novembre 2010

des vidéos à 360°… comme si on y était

Un clip de ski étonnant tourne sur les sites Internet : http://media.yb.nl/360ski/.
Il s'agit d'une vidéo 360° interactive : cliquez sur l'image et bougez pour choisir votre propre angle de vue… Devenez le rider, comme dans un jeu vidéo, sauf qu'il s'agit d'un film réel!



La vidéo est signée yellowBird®. Cette boîte de prod qui développe ces caméras nouvelle technologie a été créée aux Pays-Bas en avril 2009. 
http://www.facebook.com/yellowBird
Son slogan : «See the world like never before»
Parmi ses autres réalisations, voici mes 2 préférées 
• Grande fiesta ambiance boîte de nuit à Amsterdam : http://www.sensation.com/360/
• Tour de contrôle : http://www.luchtverkeersleider.nl/

mercredi 24 novembre 2010

David Poisson : «Je veux me mettre en position de leader»

1,72 mètre, 88 kilos. Un roc, costaud, surnommé «caillou», ou «kailloux». David Poisson, spécialiste de la descente, 28 ans, a une carrure. Mais pas encore la notoriété. «J'ai souvent couru en outsider. Pourtant, aux JO de Vancouver, j'ai fini 7e… mais on ne retient que les médaillés!, confie-t-il. Désormais, je veux me mettre en position de leader.»  

Voilà pour le côté sportif. Côté médias, ça ne se bouscule pas au portillon non plus. «La reconnaissance nous manque un peu. C'est vrai que le ski ressemble parfois à un sport régional. Et qu'il n'obtient une vitrine que lors des très grands événements».


Lors de cette interview, début octobre, David sortait de son entraînement physique estival. Depuis, il est monté sur ses skis avec, en ligne de mire, les Championnats du monde de février 2011 à Garmisch-Partenkirchen. «L'avantage, c'est que cet endroit nous est familier. Mais une course d'un jour, ça reste dur. Il suffit d'un coup de malchance ou d'un pépin dans la préparation… pour que les autres soient meilleurs!»

Parmi ces concurrents, il y a d'autres tricolores, dont Adrien Théaux. «Il fait partie d'une génération pleine de potentiel. Adrien nous pousse. Il y a une saine émulation en équipe de France. Pour des gens qui vivent une grosse partie de l'année les uns sur les autres, ça se passe super bien! Et quand ça sourit pour l'un d'entre nous, ça sourit à tout le monde…», rigole David.

En attendant Garmisch, il est en lice en Coupe du monde. «L'an dernier, j'ai fait 
une 4e place à Bormio. Cette année, je vise des podiums.» Premier rendez-vous 
dès cette semaine* à Lake Louise. Plus tard, il y aura d'autres courses que David apprécie: «Kitzbuhel, pour son ambiance à part. Beaver Creek, pour sa pente et ses gros sauts»

Les sauts, l'un des éléments-clés des sensations fortes. «On a une vitesse de pointe en descente de 130-140 km/h. Mais ce n'est pas l'aspect le plus impressionnant de notre discipline, explique David. C'est plutôt la vitesse dans les courbes et les sauts. Moi, j'ai toujours été attiré par ça, par les bosses… Mais ce qu'on ressent en descente est très difficile à exprimer et c'est très personnel aussi».  




* Premier entraînement ce mercredi : David fait le 8e chrono (sur 87 skieurs au départ) et est le meilleur Français

© Photo Pauline Leroy
Site de David : www.davidpoisson.com avec une partie blog… mais pas tellement mise à jour!

mardi 23 novembre 2010

belle vidéo de vol en wingsuit



Vidéo de juin 2010 diffusée sur http://www.youtube.com/user/JokkeSommer

Music by Ladyhawke. Basejumping en Suisse et en Norvège (Lauterbrunnen, Eiger, Jungfrau, Kjerag, Bispen). 
Filmé avec GoPro : un système de caméra embarquée HD pour le sport.

lundi 22 novembre 2010

HORS SAISON : Ingrid Jacquemod et le Souffle du dragon

 Cette rubrique raconte ce que les sportifs vivent ou comment ils s'entraînent en dehors des compétitions. Aujourd'hui, un hors-saison de la skieuse Ingrid Jacquemod. Elle participera la semaine prochaine à la descente de Lake Louise (Etats-Unis). L'été, elle s'adonne à une pratique étonnante venue du Japon…


Une «douche» sous une chute d'eau puissante et glacée en pleine montagne. Takigyo, en japonais. C'est une pratique millénaire chez certains religieux montagnards bouddhistes. En 1983, le moine français Sylvain Guintard a été initié. Depuis il accompagne dans cet exercice des amis sportifs comme Ingrid Jacquemod. «J'ai commencé l'année dernière, par curiosité, avec des freeriders, se souvient Ingrid. C'était comme un challenge, à celui qui resterait le plus longtemps sous l'eau gelée! Ensuite, j'y ai trouvé une certaine énergie.»


On se place sous une cascade, vêtu d'un mince kimono de coton, de 3 à 30 minutes. Un exercice qu'il ne faut pas faire seul, met en garde Sylvain : « Sur un individu normal, l'eau à 3°C  fait secréter une hormone, la vasopressine, en grande quantité. Elle rétrécie les artères et peut conduire à un AVC en quelques instants».  
En revanche, sous les conseils d'un instructeur, le froid provoque des bienfaits physiques.  Les ions négatifs permettent de recharger les batteries. «C'est un peu comme se plonger dans un énorme seau rempli de glaçons, raconte Ingrid. Sauf que pour la cascade, cet effet est démultiplié, l'eau nous arrive droit sur la tête et le souffle est important.» Sylvain Guintard, victime d'un traumatisme crânien en 1981, participe même à des recherches pour étudier le rôle médical que joue cette ascèse sur le dépassement du handicap…

A l'origine, la douche glacée est religieuse et invite à la méditation. Sylvain pratique une spiritualité à la croisée du bouddhisme, du taoisme et du chamanisme. Sous la cascade, il invoque un feu de Sagesse nommé Dragon Kurikara au Japon… Mais, avec les sportifs, il met de côté ses propres croyances, sans prosélytisme. «Je ne leur demande pas de devenir religieux, ni de prier les Bouddhas !, explique-t-il avec humour. Je leur demande simplement de croire en eux-mêmes, de faire ressortir leur côté "néo-guerrier", leurs potentiels cachés. L'idée est de se forger un mental fort, d'en faire une épée aiguisée… comme le forgeron martelle l'acier pour fabriquer une lame indestructible!»


Le froid, associé à des exercices de respiration et de relaxation, met le cerveau dans un état particulier. Un espace de vide qui exacerbe les perceptions. Sylvain pousse les sportifs, alors en phase avec la montagne, à visualiser leurs vœux ou leurs objectifs. Une préparation psychologique à la compétition : «Si un skieur arrive à se replonger au départ d'une course dans l'état mental où il était dans la cascade, c'est la victoire car il fera corps avec son environnement et il deviendra le ski, la ligne. Lui et la montagne ne feront qu'un!» Ingrid confirme : «La cascade m'oblige à me concentrer, à me mettre à l'écoute de mes sensations… car quand tout n'est que glace autour de soi, on a besoin d'une certaine lucidité!»


© Julie, de Radio Val, www.webtvvaldisere.com
© Merci infiniment à Ingrid Jacquemod et à Sylvain Guintard (www.shugendo.fr) pour avoir pris le temps, tous les deux, de me raconter leur pratique.



TAKIGYO  Ingrid Jacquemod & Sylvain Guintard
envoyé par kuban_jakkoin. - Découvrez les dernières vidéos de sport.


vendredi 19 novembre 2010

vidéo d'un artiste à vélo… 7 minutes 43 d'évasion

Je ne suis, d'habitude, pas du tout sensible aux BMX, VTT, trial et autres disciplines cyclistes spectaculaires… Mais j'ai visionné, grâce aux conseils de l'excellent site zapiks, la vidéo ci-dessous, et elle m'a touchée ! 


Danny MacAskill est un prodige britannique du vélo habitué des coups d'éclat. Cette fois, il enchaîne les figures impressionnantes sur le chemin d'Edinburgh à son île de Skye natale… et avec une BO enchanteresse. C'est acrobatique et poétique en même temps.
7 minutes 43 hors du temps… A voir !



mardi 16 novembre 2010

Voyage en Skateistan : ça glisse à Kaboul


Kaboul, dévastée par des années de guerre. Pauvreté, pouvoir des talibans, bâtiments en ruines… la vie y est difficile. Pourtant, au cœur des montagnes, la capitale afghane n'est pas morte. Portée par le brassage ethnique, appuyée sur ses traditions, elle tend vers le modernisme. Et comme partout, la jeunesse constitue son principal moteur. 

Ce sont des jeunes montés sur roulettes que Oliver Percovich a eu envie d'aider. Originaire d'Australie, il a voyagé en Afghanistan en 2007 avec sa copine et y a rencontré un groupe d'ados skateurs particulièrement doués. L'idée d'apporter de nouvelles planches pour initier d'autres gamins a germé. 

Oliver s'est installé à Kaboul et son ONG baptisée Skateistan a pris forme. Elle a permis la création d'une école de skate que fréquentent environ 300 élèves de 5 à 
17 ans chaque semaine : garçons et filles, parfois réfugiés, de divers origines ou niveaux sociaux. Ils apprennent aussi, gratuitement, les langues, les arts ou l'informatique.
Le skatepark a d'abord été installé dans une vieille piscine désaffectée puis une grande halle a été aménagée. La pratique des filles doit être acceptée par les familles qui ont parfois du mal à dépasser leur conservatisme… La glisse comme synonyme de reconstruction, mais aussi de liberté, de progrès ou de mixité? «Ma planche, ce n'est pas un morceau de bois, c'est un peu de mon cœur», dit l'un des jeunes skateurs. «Dès que je commence à patiner, j’oublie entièrement mes craintes», avoue une petite fille. Sous les roulettes, l'espoir…

 


• L'association Skateistan a un site Internet, c'est ici
Les photos en sont tirées.
• Dans la rubrique "projects" du site du photographe Noah Abrams, très beau portfolio noir et blanc sur skateistan.
• Le documentaire en vidéo vient de sortir et a été primé dans un récent festival de films de skate à Los Angeles.



SKATEISTAN: TO LIVE AND SKATE KABUL from Diesel New Voices on Vimeo.

jeudi 11 novembre 2010

HORS-PISTE : zoom sur le préparateur des skis de JB Grange et Julien Lizeroux

Hors-piste, c'est une rubrique qui explore les coulisses du sport,
 ses métiers de l'ombre, ses secrets...

Dimanche, Jean-Baptiste Grange et Julien Lizeroux disputeront le slalom de Levi (Finlande). Ils attaqueront la Coupe du monde de leur spécialité. Depuis plusieurs saisons, les deux compères sont accompagnés de Loïc Brun, un technicien du groupe Rossignol qui leur est réservé. Il s'occupe de la préparation de leurs skis. 

Testeur de neige
Loïc commence sa mission en juin, pour les premiers entraînements. L'hiver, d'épreuve en épreuve, il transporte les skis et son atelier dans un véhicule fourni par sa société. Le gros de son travail se passe la veille de la course. Il raconte : « En général, ce jour-là, on peut aller sur la piste. Je me rends compte de l’état de la neige: dureté, température… et j'affine mes choix de préparation. J’utilise une machine à affûter les carres, différents diamants pour enlever le "fil" que l'affûtage a pu produire, un fer spécial pour appliquer le fart sur les semelles, des brosses pour enlever le fart des structures après l'avoir raclé…»

 

Ultimes réglages
Le lendemain, Loïc est au départ de la course pour vérifier le réglage des fixations… et souhaiter bonne course aux coureurs! Nouveau coup d'œil sur les skis entre les 2 manches : «Je peux réajuster l'affûtage. Si les skis sont trop détériorés, je les change avec l'accord des garçons. Ils possèdent toujours une paire de secours au cas où.»


Un maillon 
Impossible évidemment de mesurer la part du matériel dans le bilan d'un skieur. Mais Loïc reconnaît sa responsabilité : «Imaginons une chaîne au bout de laquelle est accrochée "la performance”. Le maillon le plus fort étant le skieur, tous les autres maillons représentant ce qui l'entoure. Un maillon faible, quel qu’il soit (technique, physique…), peut engendrer une rupture de la chaîne et donc une contre-performance. Le matériel est un maillon à part entière. S'il est de mauvaise qualité, il peut nuire aux résultats…»




Travail d'équipe
Loïc refuse d'intervenir dans la technique, un domaine qu'il laisse aux entraîneurs. Mais collaborer avec eux est inévitable. A force de cotoyer Jean-Baptiste et Julien, d'écouter leurs demandes et d'avoir leur confiance… le préparateur occupe une grande place dans le collectif. «D’un point de vue personnel, le fait d’être affecté à 2 coureurs seulement et de passer beaucoup de temps ensemble permet d’étendre les discussions à un cadre plus large que celui du matériel.» De là à devenir un confident ou un conseiller des skieurs ? Loïc n'en dira pas davantage… Pudeur et humilité d'un homme habitué à travailler "dans l'ombre". 


© Photos fournies par Loïc Brun. Encore merci à lui pour ses réponses.
* Le groupe Rossignol rassemble les marques Rossignol, Dynastar, Lange et Look.


petite vidéo in english de janvier dernier…


Mise à jour dimanche 14 novembre : JB Grange a remporté le slalom de Levi ! Ju Lizeroux finit 10e…


lundi 8 novembre 2010

escrime : 2 petits "secrets" de vestiaire de Bolade Apithy



L'escrimeur Bolade Apithy a passé un «week-end de merde». En tout cas, c'est ce qu'il dit sur son facebook! Samedi, pour ses débuts aux Championnats du monde, au Grand Palais à Paris, le sabreur a été sorti aux 32es de finale en individuel et a fini 50e. 
Mais, toujours selon son facebook, «ça sent la bonne semaine». La moisson de médailles françaises a commencé. Et Bolade rêve de briller ce mardi dans l'épreuve de sabre par équipes.


Samedi soir, malgré la déception, il a accepté de confier 2 petites habitudes qu'il a en compétition.


Dans mon sac…« Je n'ai pas de grigri particulier. Par contre, j'ai toujours un lecteur mp3 pour écouter de la musique car cela m'aide à me concentrer.»

Juste avant d'entrer en piste… « Je crie. Rien de particulier… mais avant chaque match, je crie, c'est tout. Pour me relâcher et me préparer au combat. Ça m'aide à être plus agressif.»


Mise à jour mercredi 10 : l'équipe de sabre a finalement été éliminée au premier tour…

samedi 6 novembre 2010

Kelly Slater : un "papy" surfeur 10 fois champion du monde !



1992-1994-1995-1996-1997-1998-2005-2006-2008-2010.
10 titres de champion du monde. C'est un exploit historique dans l'histoire du surf et c'est Kelly Slater qui le réalise. Il aura suffi pour cela à l'Américain de gagner son quart de finale ce samedi après-midi à Porto Rico. Finalement, cerise sur le gâteau, il a remporté l'étape, qui est l'avant-dernière de la saison et sa 45e victoire !



Ce nouveau titre, acquis quelques jours après la mort d'Andy Irons, a une drôle de saveur. Et pourtant, il couronne une sacrée carrière. Né à Cocoa Beach, en Floride, en février 1972, Kelly Slater a commencé à surfer petit, sur les traces de son père. En 1992, il devient le plus jeune champion de l'histoire. En 2008, il en devient aussi le plus vieux ! Ses qualités légendaires n'ont pas décliné : vivacité, souplesse, sens inné de l'équilibre, lecture parfaite des vagues et des trajectoires à prendre, inventivité sur les figures… 


La popularité de Kelly Slater a dépassé le surf. Beau gosse, comédien occasionnel dans Alerte à Malibu, un temps amant de Pamela Anderson, il est devenu un phénomène people. Son goût de la musique et du golf est connu… Sa notoriété lui a permis de créer une fondation pour des projets humanitaires ou écolos. 


Pourtant, ni ces à-côtés ni ses années de retraite entre 1999 et 2003 n'ont jamais entravé la préparation de Kelly Slater : il possède toujours une excellente condition physique et des qualités mentales et de concentration hors du commun. Il est probablement l'un des plus grands sportifs des 20 dernières années, l'équivalent de Michael Jordan au basket ou de Tiger Woods au golf.


© ASP - Cestari et Kirstin

Mondiaux d'escrime : en garde, prêt, allez !

On va oublier l'heure perdue (40 minutes dehors, 20 minutes dans un bureau) à cause d'un service de presse dépassé.
On ne retiendra que la grandeur et le prestige du Grand Palais. Les tribunes pleines d'enfants et de connaisseurs enthousiastes. Ces sportifs en fauteuils qui squattent les pistes et les coulisses autant que les valides : que ce mélange paraît naturel, comme il est agréable !
Les magiques mots "parade-riposte-point" scandés par l'arbitre. Le paradoxe entre la concentration des tireurs pendant l'action et le relâchement, souvent un cri, juste après. Ces visages, cachés sous le casque, mais qu'on devine déterminés. La tension des nerfs et des muscles au service d'une technique esthétique. La rapidité des mouvements, leur fluidité, leur chorégraphie. La beauté des gestes, leur photogénie.







Mondiaux d'escrime : dans le flou de l'action






Mondiaux d'escrime : dans les travées du Grand Palais







jeudi 4 novembre 2010

une descente en caméra embarquée

Une descente d'entraînement ce matin à Tignes en caméra embarquée… sur le casque de Gauthier de Tessières. Youhou !


mercredi 3 novembre 2010

hommage au surfeur Andy Irons (bis)

Aujourd'hui, les surfeurs pros réunis à Porto Rico pour l'avant-dernière étape du championnat du monde ont rendu hommage à Andy Irons…
Ils ont aussi décidé de repousser la suite des épreuves, qui pourraient sacrer Kelly Slater pour la 10e fois, à vendredi.



© ASP

hommage au surfeur Andy Irons



L'ASP, l'association du surf professionnel, a annoncé la mort, hier, de Andy Irons. 
Atteint de la dengue, le surfeur avait déclaré forfait pour l'étape du championnat du monde cette semaine à Porto Rico. Il aurait succombé aux complications de cette fièvre lors d'une escale au Texas, sur le trajet de son retour chez lui, à Hawaï.
Il avait 32 ans. Il avait remporté une vingtaine d'épreuves et été sacré 3 fois champion du monde en 2002, 2003 et 2004. Il avait souvent affronté en duel Kelly Slater, qui pourrait remporter cette semaine son 10e titre de champion du monde… 
Il faisait son grand retour cette année après une année de repos et sa femme attend un bébé.







Président of Base : Episode N° 1

mardi 2 novembre 2010

le héros de Bolade Apithy

A partir de jeudi, Paris accueille les Mondiaux d'escrime. Après 2 jours de qualif à la halle Carpentier, la compétition se déroulera au Grand Palais, lieu magique ! Ça promet de bons moments, auxquels j'assisterai en partie : reportage photo à venir…

En attendant, nouveau zoom sur l'un des Français en lice, Bolade Apithy. Je vous avais présenté ce sabreur de 25 ans cet été. Médaillé de bronze lors des derniers championnats d'Europe, il participe là à ses premiers championnats du monde.



Je lui ai demandé : qui est ton héros, qui t'inspire ou te guide dans ton sport ou ta vie?
Voici sa réponse, empreinte de nostalgie ! 
« Je te dirai bien Son Goku dans Dragon Ball Z, mais il n'existe pas  ! Alors je choisirais Michael Jordan. Il est pour moi l'un des plus grands sportifs de tous les temps et il a marqué mon enfance par ses exploits et son charisme.»


© Bolade et la mascotte des Mondiaux, photo tirée de son profil facebook

lundi 1 novembre 2010

Stephanie Gilmore, more and more… et des news de LeeAnn Curren


Stephanie Gilmore, une Australienne de 22 ans, vient d'être sacrée championne du monde de surf pour la 4e année consécutive! En remportant aujourd'hui à Porto Rico l'avant-dernière étape du circuit, son 16e trophée individuel, elle s'est déjà adjugée le titre mondial 2010.

Dans cette même étape de Porto Rico, la jeune LeeAnn Curren a atteint les quarts-de-finale pour la première fois cette année. La Française s'avance en grande forme vers la fin de saison, après de gros soucis et une opération au genou cet été. Elle fait un pas de plus vers une place dans le top 10.

En juin, je lui avais posé la question : qui est ton héros, qui t'inspire ou te guide dans ton sport ou ta vie? Une réponse en forme d'hommage à sa famille, connue (son papa est l'ancien champion du surf  Tom Curren)
« Mon héros est ma maman, car elle est comme une maman lionne : toujours là pour mes frères et moi. Elle ne se laisse pas faire dans la vie et elle restera toujours un exemple pour moi.»


© ASP