lundi 27 février 2012

A l'entraînement avec Jean-Marc Mormeck



Jean-Marc Mormeck, 39 ans, pourrait devenir le premier Français champion du monde de boxe chez les lourds… Pour cela, il doit battre Wladimir Klitschko, samedi, à Düsserldorf. Le combat, d'abord prévu le 10 décembre dernier, avait été annulée en dernière minute à cause d'une blessure de l'Ukrainien.  

Plusieurs médias, dont l'équipe, ont suivi l'entraînement physique du Français ces derniers mois. Celui-ci, mi-lourd, a eu besoin d'une grosse préparation pour monter en catégorie supérieure. Il est coaché depuis septembre par l'ancien athlète Stéphane Caristan, 47 ans, champion d'Europe 1986 du 110 m haies… 




mardi 21 février 2012

Tennis : Albano Olivetti, jeune joueur à suivre !

Chouette de voir apparaître une nouvelle tête dans le tennis tricolore !

Premier match et première victoire dans un tableau final d'un tournoi ATP pour le jeune Albano Olivetti, 20 ans… et en plus, en France, à l'open 13 de Marseille ! 
Classé 388e mondial, il a a battu le 92e mondial (c'était son premier adversaire en top 100): l'Allemand Matthias Bachinger, 6/4 6/3, ce mardi.
Deuxième exploit ce jeudi soir : il bat Mardy Fish, n°8 mondial, pour se qualifier pour les quarts de finale ! 380 places de différences au classement ATP, quand même !!

Grand (2,02 m), Albano possède un service puissant (record perso à 254 km/h) qu'il suit au filet. Son rêve ? Battre un jour le record de vitesse officiel.

Pour mieux le connaître, extraits ci-dessous de son site officiel : http://albano-olivetti.com/







Open 13 2012 : le grand jour d'Albano Olivetti par FFT

mardi 14 février 2012

One Step Beyond trailer


Nouvelle vidéo de Seb Montaz-Rosset, déjà évoqué ici pour ses films sur les skyliners.
Cette fois, Sébastien a suivi Géraldine Fasnacht, snowboardeuse et base-jumpeuse… Son film sortira en mars. Voici le trailer. C'est -est-il seulement nécessaire de le préciser?- magnifique!



One Step Beyond trailer from sebastien montaz-rosset on Vimeo.





Site de Sébastien : http://www.sebmontaz.com/

L'escrimeur Bolade Apithy : "Quand je suis amoureux, je plane sur la piste"

En ce jour de Saint-Valentin, je voulais faire un petit article décalé sur l'influence de l'amour sur les performances des sportifs… J'ai envoyé des questions par mail à plusieurs champions ou championnes pour avoir des points de vue et des récits différents. Mais le sujet est trop intime, l'approche par écrit délicate, alors je suis presque bredouille sur cette requête ! 



Seul sportif à avoir répondu : l'escrimeur Bolade Apithy. Il a accepté que son témoignage, unique donc, soit publié.

Lorsque tu es amoureux, ta motivation et ta concentration sont-elles perturbées?  
Quand je suis amoureux, je me sens mieux dans ma tête, donc forcément cela rejaillit sur mes performances. Je me sens plus léger, je plane sur la piste. J'essaye au maximum de ne pas être perturbé lorsque ça ne va pas dans mon couple. Cependant, c'est difficile de faire abstraction du négatif quand tu le vis au quotidien. C'est pour ça que, dès que ça ne "coule" plus avec une partenaire, je préfère mettre un terme rapidement à la relation pour ne pas être pollué. 

Le fait d'être amoureux t'a-t-il déjà fait perdre ou gagner une compétition ?
En fait, je ne parle pas trop à mon amoureuse avant les compétitions. J'ai peur justement de l'engueulade juste avant… donc j'esquive. Le fait qu'elle soit proche de moi et me soutienne au quotidien est une belle preuve d'amour. Mais avant la compète, j'essaye de ne pas penser à autre chose pour limiter les facteurs extérieurs. 


Comment les rapports sexuels agissent-ils sur  ton physique de sportif ? Les évites-tu à la veille des compétitions?
Le sexe ne me fatigue pas, ça me booste. En fait, si je suis fatigué, je vais m'endormir normalement avant la compète. Si je n'arrive pas à m'endormir… autant en profiter pour se faire plaisir!! Je n'évite jamais une partie de jambes en l'air... c'est trop bien et je n'aime pas m'en priver!! La frustration n'est pas bonne. Il faut être bien dans sa tête donc si on pense à toutes les filles qu'on croise, ça ne le fait pas trop!

© Photos du facebook "En route vers Londres" - 16.01.2012 - Studio Présentation Nouvel Athlète FSASPTT - Fred Porcu / Icon Sport 

Rappel : Bolade Apithy, 26 ans, est vice-champion d'Europe 2011 de sabre. Il se prépare pour les JO, pour lesquels il veut se qualifier en individuel et en équipe. Il fait partie du programme "En route pour Londres" qui suit 6 athlètes de la fédération sportive des ASPTT. 


lundi 13 février 2012

Gros zoom sur Aurélie Revillet : "Je suis souriante… et rancunière!"

La skieuse Aurélie Revillet fête aujourd'hui ses 26 ans. 
Autre actu : elle est en route pour Sotchi, ville organisatrice des JO 2014, où auront lieu ce week-end des épreuves de Coupe du monde de vitesse féminine, une semaine après celles des garçons.

L'occasion de publier les réponses qu'Auré m'avait données, en début de saison, à quelques questionnaires.

Dans l'équipe de France, tu choisirais qui…
- pour partir en vacances ? Je suis sûre que je m'entendrais bien avec Anaïs Bescond, une biathlète ! 
- pour monter une affaire ? Marie Marchand-Arvier, pour son sens avisé et son charisme 
- pour partager une bonne bouffe ? Marion Rolland 
- pour t'entraîner ? Marine Gauthier, pour le plaisir de se tirer vers le haut l'une et l'autre quand on fait nos séances de marche en montagne ! 
- pour s'affronter en jeux vidéo ? Jéromine Géroudet, sur DS ! On se fait des petits tournois de Tétris ou Mario Kart... Mais je pourrais aussi citer toute l'équipe Coupe d'Europe masculine ! 
- pour aller acheter des fringues ? Marie M-A, parce qu'on aime souvent les mêmes magasins quand on va faire du shopping ! 
- pour parler de sujets sérieux autour d'un verre ? Guillermo Fayed, on se connaît depuis le lycée 
- pour aller à la pêche ? Oula, pas la pêche ! Plutôt la chasse, avec Vincent Jay ! 
- pour organiser ta fête d'anniversaire ? Les filles de mon groupe, elles commencent à bien me connaître !


Pour mieux te connaître
- ton film préféré ? Braveheart, pour les musiques et le monde celte
- si tu pouvais partir en vacances n'importe où, là tout de suite, tu irais où ? Au Népal, ça sera même très certainement ma prochaine destination
- un monument du monde qui te fascine ? Je suis athée et non baptisée, mais j'ai toujours été fascinée par les monuments religieux, qui ont toujours une sacrée histoire, sans faire de jeu de mots!
- ton juron préféré ? Saperlipopette !
- ta principale qualité ? Souriante
- ton principal défaut ? Rancunière
- la faute que tu pardonnes le plus facilement ? La maladresse

Et côté sport 
- ce que tu aimes le moins dans les entraînements en ski ? Ne pas réussir à avoir de sensations sous les pieds, et du coup l'impression que ça n'avance pas...
- ce que tu aimes le moins dans la compétition en ski ? Lorsque la course est décalée, décalée, décalée... Annulée !
- une adversaire que tu apprécies particulièrement ? Daniela Merighetti, une italienne qui a toujours le sourire, et un ski plutôt sympa !
- si tu pouvais instaurer une nouvelle règle dans ton sport, ce serait quoi ? Que les athlètes aient beaucoup plus leur mot à dire dans les décisions officielles de la FIS.
- quelle compétition rêverais-tu le plus de gagner ? Les Jeux, forcément...
- penses-tu parfois à ta vie après le ski ? J'aimerais réussir à faire partager ma passion du sport, que ça soit le ski ou "l'à côté" (voile, montagne), je l'ai déjà un peu fait avec des jeunes et j'ai trouvé ça vraiment sympa ! Alors pourquoi pas, plus tard !

samedi 4 février 2012

CNAC : un spectacle de cirque envoûtant

Ils sont à l'aube de leur carrière et c'est la fin d'un monde qu'ils nous proposent. This is the end est le spectacle de fin d'études de la 23e promotion du Cnac, centre national des arts du cirque de Châlons-en-Champagne. Avant une tournée, il est joué jusqu'au 12 février à l'espace Chapiteaux du parc de la Villette à Paris.

Le thème de départ, "que feriez-vous si vous n'aviez plus que 5 minutes à vivre?", est très banal. Bizarrement, le résultat ne l'est pas. En scène sur un plateau tournant,  chacun des 12 étudiants répond à la question en mêlant sa discipline (bascule coréenne, portés acrobatique, jonglerie, sangles, mât chinois, monocycle…) - c'est dans le cahier des charges imposé au metteur en scène - et un discours sur sa personnalité.

Alors qu'on pourrait craindre ces "bavardages",  ils donnent au spectacle une âme inattendue… Ils révèlent les profils très attachants de jeunes plutôt tourmentés. Sopheak, Cambodgien, est sourd. Ashtar, Palestinienne, se demande si elle pourra un jour revivre dans une région ravagée par la guerre. Kasper, Suédois, ne vit pas toujours bien son déracinement et l'éloignement des siens. Clément, lui, se demande "si c'est parce qu'on est fou qu'on devient jongleur ou si c'est parce qu'on est jongleur qu'on devient fou"…

Mais, à l'hypothèse de la fin de l'humanité, à leur peur et à leur angoisse, ils opposent leur espoir, leur fougue et leur complicité. Servis par une lumière léchée, une bande-originale de très grande qualité et des voix colorées, ces étudiants offrent un spectacle d'1h50 sans temps mort, sans ennui. J'ai trouvé ça envoûtant… 

© Philippe Cibille pour le Cnac

                                                            

vendredi 3 février 2012

Sur le tatami avec Teddy Riner : « Je n'aime pas perdre, voilà tout »


Le judoka Teddy Riner concourra dimanche au tournoi de Paris-Ile-de-France à Bercy. C'est l'une des rares compétitions prévues cette saison, dont le moment-phare sera le tournoi olympique du 28 juillet au 3 août. La qualification pour Londres est directe pour le top 22 mondial de chaque catégorie. Pour Teddy, actuel n°1 des plus de 100 kilos, elle est donc acquise.


Lundi matin, je suis allée assister à un entraînement de l'équipe de France dans le dojo de l'INSEP, installé sous un grand chapiteau en attendant la fin de travaux de rénovation. J'y ai rencontré Teddy et son entourage pour le journal l'actu. L'occasion de choper plein de petites infos sur son entraînement et sa vie quotidienne. 
Voici la version longue de cet article, qui paraît ce vendredi, enrichie de mes photos…
© Pauline Leroy, ne pas utiliser sans autorisation

CV. Né le 7 avril 1989 en Guadeloupe. 
Célibataire, vit chez ses parents, a une chambre à l'INSEP. 2,04 mètres. 132 kilos.
Médaillé de bronze aux JO 2008. 5 fois médaillé d'or et 1 fois médaillé d'argent aux Championnats du monde depuis 2007.

SEMAINE TYPE
Teddy s’entraîne matin et soir, chaque séance durant jusqu’à trois heures. Lundi : combat et travail physique. Mardi : technique et combat. Mercredi : travail physique et technique. Jeudi : technique et combat. Vendredi : combat et travail physique. Le week-end est réservé au repos ou à d’autres activités, comme le tennis. 

TECHNIQUE
«Une partie de l’entraînement consiste à faire des gammes, à reproduire les mêmes gestes, comme un musicien, précise Benoît Campargue, son coach. Mais rien n’est figé. On est toujours en reconstruction, on innove toujours, on cherche de nouveaux enchaînements. Par exemple, Teddy maîtrise la prise o-uchi-gari depuis 2009 seulement !» 

PHYSIQUE
Le judoka étant déjà costaud, la musculation est délaissée au profit d’un travail de coordination de tout le corps, avec des mouvements complets. Et le gainage évite les blessures. La course constitue le dernier pilier de l’entraînement. «Malgré son gabarit, Teddy est un bon sprinteur, qui court le 100 mètres en 12 secondes et demie, raconte l’entraîneur. Le vendredi, on fait une séance sur des marches : montée, descente, accélération… Il s’enthousiasme pour tous ces exercices dès lors qu’il a un objectif à atteindre. Teddy est un conquérant !» 

GAGNER TOUJOURS
«En compétition, je ne considère pas avoir d’obligation de résultat, précise Teddy. Si j’ai envie de perdre, je perds. Mais je n’aime pas perdre, voilà tout. Même à l’entraînement, mon objectif reste l’ippon. Si un adversaire m’en empêche, la frustration m’envahit et ça peut gâcher ma journée !» 

MAÎTRE DU TEMPS
Malgré les sollicitations de la presse et des sponsors, et ses études, la priorité de Teddy reste l’entraînement. «C’est pourquoi je gère son agenda. Tout passe par moi», déclare Benoît Campargue. «Teddy est très demandé par des médias de foot ou par la télé, ajoute Élisabeth Émery, son attachée de presse à la Fédération française de judo. Sans être bling-bling, il ne déteste pas ces propositions, il a envie de tout accepter. Mais il a compris qu’il devait filtrer. » Une journée est réservée aux médias chaque mois.

MENTAL OLYMPIQUE
«En ce moment, je me sens serein, sans pression», dit Teddy. A l'approche des JO, son coach approuve : «Il est déjà très concentré. Moi, je répète simplement qu’il ne faudra pas se laisser perturber par le côté festif des Jeux. Nous allons à Londres pour gagner, pas pour participer ! D’ailleurs, nous avons réservé un endroit au calme, loin du village olympique.» Benoît Campargue démystifie aussi l'événement : « Ça reste du judo, avec un tatami, des kimonos… ce qu'on connaît ! » 

POIDS
L’obsession de Teddy. «Je me pèse sans arrêt. Là, je suis à 132 kilos, mon poids de forme. Cette saison, j’équilibre mon alimentation. D’habitude, je me relâche pendant les vacances, ensuite je dois faire un régime ! Alors, c'est soda interdit, légumes, fruits et… poisson. » Teddy a dit ce dernier mot d'un air tellement victorieux qu'on s'interroge… C'est un exploit, de manger du poisson ? « J'en mangeais petit mais depuis, presque plus ». OK. En revanche, Monsieur raffole des crêpes. « C'est mon péché mignon. Je vais dans une baraque une ou deux fois par semaine, pour en manger quatre ou cinqJambon-fromage, Nutella, beurre-sucre… Tout me plaît !» 

UN VICE ?
Teddy, si tu n’étais pas sportif de haut niveau, tu aurais quel vice ? «La cigarette ne m’a jamais tenté, répond le champion. Je ne suis pas non plus attiré par l’alcool, à part une coupe de champagne de temps en temps. Mais peut-être que mon palais n'est pas encore assez formé et que ça viendra. En fait, je crois que… je mangerais encore plus !»  

ET EN DEHORS DU JUDO ?
« En vacances, j'adore les sports mécaniques, raconte Teddy. Je fais du jetski, du quad… Je joue aussi au foot ou au basket avec mes potes et mes cousins. au tennis, je ne suis pas mauvais : je cours comme un fou ! Et j'ai un bon niveau en ski alpin : j'ai appris, petit, en colo. Sinon, je joue aux jeux vidéo de voitures et de foot. Et j'adore le cinéma : je vais en salles mais surtout, j'ai une vidéothèque très fournie »

SCIENCES-PO
Depuis octobre 2011, notre judoka est inscrit, comme une dizaine d'autres champions, en première année du « certificat préparatoire » de Sciences-Po Paris. C'est un cursus de formation continue pour adultes, adapté aux sportifs de haut-niveau grâce à ses horaires aménagés. Il donne une solide culture générale. « Notre sport est amateur. C'est bien d'avoir un bagage intellectuel », approuve l'entraîneur Benoît Campargue. Dans l'optique de préparer son après-carrière sportive, et de devenir un jour businessman, Teddy y passe 6 à 8 heures par semaine. « Cela me permet de m'instruire, de travailler ma matière grise. Et aussi de voir autre chose, pour ne pas manger du tatami tout le temps. » 


© Pauline Leroy, ne pas utiliser sans autorisation