vendredi 22 juin 2012

Arnaud Clément nommé capitaine en Coupe Davis

Arnaud au premier tour de RG, le 28 mai @P. Leroy



Cet après-midi à Roland-Garros, Arnaud Clément a été nommé nouveau capitaine de Coupe Davis de l'équipe de France. Voici l'article officiel. © FFT


Arnaud Clément, 34 ans, qui vient tout juste d'annoncer sa retraite sportive, est le successeur de Guy Forget. Il est le 25e capitaine de l'équipe de France. La nouvelle a été officialisée ce vendredi après-midi, après le bureau fédéral de la Fédération Française de tennis. v
En présence de Patrice Hagelauer, le DTN, et de Jean-Pierre Dartevelle, vice-président délégué de la FFT en charge de la DTN et de la compétition nationale, Jean Gachassin, le président de la FFT, a d'abord pris la parole pour annoncer officiellement la nomination d'Arnaud Clément : "Arnaud sera donc à la tête de l'équipe de France pour la campagne 2013. Je suis très heureux. A l'unanimité, le bureau fédéral a accepté la proposition de la DTN. Arnaud est passionné et persévérant. Il véhicule des valeurs qui me touchent beaucoup, moi qui vient d'un sport d'équipe." 
Arnaud Clément a ensuite pris la parole, très ému. "C'est une immense fierté pour moi, d'avoir à la fois le soutien des joueurs et de la FFT. Cette nomination, c'est aussi une grande responsabilité. Le but que je me fixe, c'est que la France regagne la Coupe Davis. L'équipe en a le potentiel. Je vais avoir beaucoup de domaines à explorer. Le challenge m'excite énormément. Je n'ai pas encore étudié le manuel du capitaine idéal, mais vous pouvez être sûr d'une chose : mon seul but sera de prendre les meilleures décisions pour que la France remporte le Saladier d'argent." 
Patrice Hagelauer a ensuite précisé qu'il y avait eu "beaucoup de candidats de grandes valeurs, mais que le choix final était quand même revenu aux joueurs"
"Il y a eu un consensus auprès des joueurs autour d'Arnaud", a conclu Jean Gachassin.

dimanche 17 juin 2012

Un coup de pied au Q…ueen's


Evenement rare en tennis : l'Argentin Nalbandian a été disqualifié aujourd'hui en finale du tournoi du Queen's. La victoire est revenue d'office à son adversaire, Cilic. 


Le score pour Nalbandian était 7-6, 3-4. Mais, breaké, il a donné un coup de pied dans un panneau de pub… Derrière le panneau, il y avait la jambe d'un juge de chaise, qui a été légèrement blessé.
Il a présenté ses excuses lors de la remise des prix : « On est parfois frustré sur un court. C'est difficile de se contrôler. Je suis désolé »


vendredi 8 juin 2012

Un "panorama" sur Découflé à La Villette




Philippe Découflé est surtout connu pour ses « grandes œuvres » comme un défilé pour le bicentenaire de la révolution à Paris en 1989, les cérémonies d'ouverture et de clôture des JO d'Albertville, en 1992 ou une partie de la cérémonie d'ouverture du Mondial de foot 2006 en Allemagne… Il a écrit pour le Crazy Horse (Désirs, en 2009) ou pour le Cirque du Soleil.



Mais le chorégraphe, aujourd'hui âgé de 50 ans,  est aussi le fondateur d'une compagnie de danse contemporaine : DCA (Diversité, Camaraderie, Agilité) à Bagnolet. Jusqu'au 6 juillet, il revisite avec elle, à la Grande Halle de la Villette, quelques unes de ses créations depuis 1983. 


Le spectacle s'appelle Panorama. Un joyeux méli-mélo révélateur de l'univers de Découflé. On y trouve l'influence du cirque, des touches de théâtre d'ombre, beaucoup de grâce. C'est romantique, pétillant, déjanté, onirique. Jamais ennuyeux. Tout à sa joie de feuilleter ce catalogue de souvenirs, on pardonnera ses inégalités et ses petits manques d'homogénéité. On savourera son humour, ses couleurs… et sa délicatesse aussi.
Courez-y… ou allez-y en palmes !

© C. Berthelot 

Jusqu'à mi-juillet, Découflé propose aussi une exposition et un autre spectacle (Solo). 
Infos pratiques : www.lavillette.com





Coulisses de Roland-Garros : sur la terrasse de France Télé


La semaine dernière à Roland-Garros, je suis allée sur le plateau de France Télévisions, tout en haut du court Philippe Chatrier. C'est la "vitrine" : là où sont tournés en direct le Tennis-Club de Cyril Hanouna le matin et l'émission de Laurent Luyat, l'après-midi. Mais au total, 700 personnes, techniciens, cadreurs, preneurs de son, journalistes… travaillent en coulisses pour la diffusion du tournoi sur les chaînes du groupe et en production internationale. 

le Central vu de la terrasse


Vers 14h50, quelques minutes avant le direct, il y a un peu de tension sur le plateau. Derniers réglages, maquillage… Laurent Luyat s'assure que la sécurité va laisser montrer ses invités (Laura Flessel, ce jour-là… d'autres sportifs comme Samir Nasri, Coralie Balmy ou Olivier Giroud les autres jours…). Il a juste quelques instants pour me répondre. «Ici, c'est le plus bel endroit de Roland-Garros, plaisante-t-il. On surplombe le Central, on est proche du public… C'est magnifique.»

C'est vrai, le panorama est splendide. Mais la terrasse est aussi ouverte à tout vent (si vous êtes en direct, en ce moment même, pendant la pluie des demi-finales masculines, vous avez vu les images !). «Bien sûr, les conditions météo, c'est parfois galère, reconnaît Laurent Luyat. Le vent a parfois fait voler toutes mes fiches, mais maintenant j'ai une lourde cale posée dessus. J'ai 10 ans d'expérience sur ce plateau, j'ai mes réflexes ! Finalement, le plus pénible, c'est la pluie.»  Mais pas question pour trois gouttes de bouder son plaisir. Pour Laurent, qui regardait le tournoi en révisant son bac étant jeune, être présentateur ici « est un rêve ».



court n°1 vu de la terrasse

courts annexes vus de la terrasse


retouches maquillage pour Tatiana Golovin


le poste de Laurent, ses écrans de contrôle

le clavier  qui permet les liaisons son avec les commentateurs

Tatiana plongée dans l'équipe du jour, à 5 min du direct


 © P. Leroy, reportage réalisé à l'origine pour les journaux Mon Quotidien et l'actu,www.playbacpresse.fr


mercredi 6 juin 2012

les nouvelles d'Herbert Nitsch

nouvelles de l'hospitalisation au 6 juin
Le plongeur autrichien Herbert Nitsch a tenté aujourd'hui sa plongée en apnée no limit à 244 m de profondeur à Santorin, en Grèce.

D'après les infos données par son équipe sur Internet, un incident s'est passé à sa remontée à la surface après sa décompression. Il était plus faible que prévu et a réclamé de l'oxygène. Son état était suffisamment critique pour envisager un traitement plus fort. 

Il a donc été emmené en chambre hyperbare à Athènes, où il est arrivé conscient. Les opérations de recompression prenant plusieurs heures, son équipe annonce qu'elle ne donnera pas d'autres nouvelles avant demain matin.

mise à jour au 8 juin

Herbert est en train de se remettre d'après les nouvelles données, en anglais, par son équipe sur son site… Il était sous sédatifs et surveillance par monitoring.

L'équipe, qui rappelle qu'Herbert est le seul homme au monde à tenter des plongées aussi extrêmes et à avoir réussi à descendre à 244 m, promet de dire toute la vérité sur son état de santé.
http://www.herbertnitsch.com/blog/news-from-athens-things-dont-look-bad/


mise à jour au 9 juin
Herbert est en voie de rétablissement complet. D'après son équipe, il est sorti des soins intensifs. Les médecins sont surpris de la rapidité de ses progrés…

Il ne devrait pas y avoir de séquelles à long terme de l'incident pour Herbert car les examens ne révèlent pas de dommages graves. Les médecins lui conseillent cependant beaucoup de repos (et donc peu de visites).

Petite info sur la plongée de mercredi : les 5 instruments de mesure confirment qu'Herbert a bien atteint la profondeur espérée de 244 mètres (800 ft) !
http://www.herbertnitsch.com/blog/amazing-recovery-for-the-deepest-freediver-ever/



mise à jour au 4 octobre
Beaucoup de gens se connectent sur ce blog depuis 4 mois. J'ai donc demandé à l'entourage d'Herbert de m'envoyer les dernières nouvelles. Voici ce qu'on m'a répondu : "Herbert est concentré sur son rétablissement et fait de très bons progrès. Il se montrera en public quand il sera complètement remis. Cela pourra prendre encore un mois ou deux".
"Herbert is focusing on his rehabilitation and making very good progress. He will go public about it only when he has fully recovered. This might take another months or two."

mise à jour au 9 mars 2013
Herbert Nitsch a accordé une interview au Red Bulletin. Un membre de son équipe m'a demandé de ne pas publier la traduction française, ce que je respecte. Mais voici le lien en anglais vers une partie de cet entretien. Herbert y explique les séquelles de son accident, par exemple quelques troubles de la mémoire, de la motricité et du langage. 
http://www.redbull.com/cs/Satellite/en_NZ/Article/Red-Bulletin-Beyond-the-possible-021243319595087

évasion en montagne… 2 teasers magnifiques

Teaser de Few words, premier long métrage de Candide Thovex, 30 ans, ancien skieur acrobatique et spécialiste français du freeride. Ce film sera disponible à l'automne sur itunes et dans les magasins Quiksilver.


Le réalisateur Sébastien Montaz-Rosset présente le projet Summits of my life. Il va suivre Kilian Jornet, "légende"  du trail et du ski-alpinisme, dans un défi d'ascension de plusieurs sommets (mont Blanc, Aconcagua, Everest…) dans les 5 prochaines années…

Summits of My Life - Trailer from sebastien montaz-rosset on Vimeo.

Coulisses de Roland-Garros : les caprices du temps… et des joueurs !

Hors-piste, c'est une rubrique qui explore les coulisses du sport, ses métiers de l'ombre, ses secrets…


Sous-sol du court Philippe Chatrier, porte 13, PC météo.

Claude et Frédéric scrutent plusieurs écrans d'ordinateurs : des images satellites, la carte des pressions atmosphériques, une webcam sur le ciel de Paris… et surtout, la carte des précipitations. 

L'info vient d'un radar spécial installé à l'aéroport de Villacoublay et qui rayonne sur 80 km. L'intensité de l'humidité fait varier la couleur : plus c'est rouge, plus c'est fort. Bleu, ça passe… A partir du vert, les 2 hommes commencent à être en alerte.
Si la pluie vient donc de la région parisienne, ils peuvent étudier sa trajectoire et prévenir de son arrivée porte d'Auteuil à partir d'une vingtaine de minutes avant. En revanche, impossible d'anticiper la formation d'un nuage juste au-dessus du stade… A ce moment-là, l'alerte concernant l'averse se fait au dernier moment. 
« Dans tous les cas, la première personne qu'on appelle, c'est Gilbert Coulon, le directeur de la logistique, précisent-ils. Il peut alors mobiliser ses équipes pour le bâchage des courts.»
Il faut savoir que la pluie est mortelle pour la terre battue : s'il n'est pas protégé en cas d'averse, un court peut être perdu. Il y a aussi les impératifs de sécurité : en cas d'orage violent, le stade devrait être évacué (un déluge est arrivé un matin dans l'histoire du tournoi, où tout a été inondé).
 « Si la situation est critique, on voit donc débarquer tout le monde dans ce bureau ! », rigolent Claude et Frédéric.


Sous-sol du court n°1, porte 2, vestiaire des ramasseurs de balles.

David, le chef des ramasseurs, gère leur planning, leurs rotations (ils ne font qu'une demi-heure à la fois sur le court), leurs absences ou leurs bobos… Mais il coordonne aussi l’autre mission de son service : satisfaire aux besoins des joueurs pendant leurs matchs. 
S’il manque une raquette cordée, ou quelque chose dans une glacière (boisson, nourriture…), c'est un ramasseur qui doit l’apporter. La demande est alors relayée par l’arbitre, qui envoie un message par intranet à Flora, la collègue de David. L’écran de son ordinateur est constamment plein. Court 4 : demande de bananes. Court 18 : demande de serviettes…
Sombre, animé par les crépitements du talkie-walkie, le bureau prend alors l’allure d’un QG militaire. David et Flora mobilisent leurs équipes pour que le matériel, stocké dans les coulisses, soit acheminé au plus vite au ramasseur sur le terrain. Ce matin, court n°11, des joueurs de double ont réclamé des serviettes blanches à la place des serviettes prévues, siglées Roland-Garros… sous peine d’arrêter de jouer ! Ils les auront en moins de 5 minutes. Ici, les joueurs sont rois.

© P. Leroy, reportage réalisé à l'origine pour les journaux Mon Quotidien et l'actu, www.playbacpresse.fr

mardi 5 juin 2012

Avant le match Tsonga-Djokovic


« J'ai grandi ». Il y a 13 jours, quand j'ai interviewé Jo-Wilfried Tsonga avant Roland-Garros, c'est la formule qu'il m'a le plus répétée. Comme si la maturité, principalement acquise durant cette dernière année sans entraîneur, était devenue à 27 ans son atout principal, LA qualité à revendiquer. S'il avait éliminé prématurément du tournoi,  cette revendication aurait fait pschiiiit… 

Mais voilà, Jo a atteint son premier quart-de-finale porte d'Auteuil. Enfin un rang qui correspond à son statut de n°5 mondial! Au fur et à mesure des tours, les tricolores en qui étaient placés les plus grands espoirs (Simon, Gasquet) ont été éliminés. Alors les points forts de Tsonga, dernier des Mohicans, ont été davantage perçus. 


• Un physique affuté. Son image liée à Kinder Bueno a beau lui coller à la peau, le joueur d'1,88m et 91 kilos n'est pas lourd de chocolat mais de muscles. Envolée l'image de l'adolescent pataud. Jo est un homme impressionnant. Ses mensurations, ajoutées à sa résistance, engendrent désormais ces commentaires : «qu'est-ce qu'il dégage!» «il fait peur»… 

• Un mental solide. Le Jo d'il y a quelques années s'énervait, ruminait beaucoup sur le terrain à chaque frustration, dans une sorte de spirale négative… Il a gommé peu à peu ce défaut, qui ne revient que par intermittence. Désormais, il est plus zen. A Roland, il a, par exemple, été parfait de lucidité contre le fantasque Fognini. Il a surtout lutté contre son trac lors des derniers jeux du 8e, hier, contre Wawrinka. Son charisme s'étoffe aussi : souriant, jovial, Tsonga sait mobiliser le soutien du public et s'en nourrir.

• Un esprit combattif. Amoureux de la nature, Tsonga se décrit comme un paysan du tennis. Il faut dire qu'il a creusé son sillon dans ce sport comme on laboure la terre, avec patience, dans l'espoir d'avoir un jour ou l'autre une belle récolte. «Je crois en ce que je fais depuis que je suis tout jeune, je me bats, a-t-il déclaré hier. J'étais bon mais je n'ai jamais été le plus doué de ma génération. Je n’ai jamais été le joueur qui avait le plus de talent. Je donne tout ce que j'ai et j'espère que cela va continuer à me sourire comme ça me sourit depuis quelque temps. »

• Quelques coups de génie. Tsonga n'a pas le jeu le plus esthétique à Roland-Garros. Il a raté presque toutes ses amorties… Mais quand les conditions le favorisent (temps sec et court rapide), il sort des services et des coups droits redoutables.


Soudain, celui qu'on disait meilleur sur le dur, et limité sur terre battue, se retrouve donc favori d'une partie des spécialistes pour sa confrontation avec Djokovic, n°1 mondial, cet après-midi. Faut-il y croire ?
Sur le papier, le Serbe est meilleur. Brouillon, il n'a cependant pas été au meilleur de sa forme depuis le début du tournoi. Mais il a justement la volonté de se rattraper et une évidente marge de progression. On y rajoute son talent, son expérience du très haut niveau, son défi historique d'enchaîner 4 finales de Grand Chelem… Il est favori. 
Mais, en face, Jo a la tête dure. « Quand j'ai décidé que je ne voulais pas y aller, je n'y vais pas. Et si j'ai décidé d'y aller, je ne lâche pas », me disait-il en interview. Il n'a rien à perdre et considère qu'il n'aura pas trop de pression. « Je vais me jeter dans la bataille comme un lion. On verra ce que cela va donner. Je vais tout faire pour donner à Djoko un maximum de fil à retordre », a-t-il annoncé hier en conférence de presse.
Donc si ma raison parie sur Djoko, mon cœur et mes espoirs se portent sur Jo. 

© Pauline Leroy - le 24 mai à l'entraînement à RG

coulisses de Roland-Garros : les marqueurs, mémoire vive du jeu


Hors-piste, c'est une rubrique qui explore les coulisses du sport, ses métiers de l'ombre, ses secrets…

Parmi les « fourmis ouvrières » qui œuvrent à Roland-Garros, il y a 43 marqueurs. Assis au bord du court, les yeux rivés sur le match. Leur rôle : tenir les statistiques du jeu, pour les envoyer aux télés, aux tableaux de score et dans la base de données du tournoi.

Salle de coordination des marqueurs, sous le Central
Les marqueurs travaillent par équipes de 2. Il y a une équipe par court habituellement, mais deux sur les gros courts télévisés (P. Chatrier, S. Lenglen, n°1-2-3-6-7). Rodolphe, l’un des coordinateurs, explique : « La première personne, équipée d’un ordinateur relié à un radar, enregistre la vitesse du service et le nombre d’échanges. L’autre décrit chaque action de jeu. » 

Marqueurs en rouge, derrière l'arbitre
Dans les mains de ce marqueur, une console tactile. Sa mission se fait en 3 temps. Primo, indiquer qui a gagné le point. Cette information doit être donnée très rapidement aux télés. Secundo, avec une petite marge de temps, transcrire l’action. Une faute directe ou un point gagnant… ? Un coup droit ou un revers… ? Tertio, attendre l’annonce de l’arbitre pour afficher le score sur les panneaux. 

Console tactile
« On n'est pas des joueurs professionnels, on a d'autres métiers, moi je suis moniteur. Mais le marquage exige une grande compréhension du tennis, une grande connaissance technique et donc une longue expérience, raconte Rodolphe. La moitié d’entre nous est là depuis plus de 10 ans et on recrute de 1 à 3 nouveaux par an seulement. Et il faut une telle concentration qu’un marqueur est relayé au bout d’une heure. » 

Le marquage est un travail de statisticien, mais pas pour autant une science exacte… « Les erreurs arrivent, mais on s'arrange pour en faire le moins possible, précise Rodolphe. Après, une part d'interprétation existe. Un ace, ou une double-faute, n'engendre aucun doute. Mais par exemple, il y a des nuances entre faute directe ou provoquée. Et pour la définition d'un point gagnant. Pour nous, ce n'est pas seulement quand l'adversaire n'a pas touché… mais aussi quand il y a touche sans contrôle. » Avec le rodage, la part d'interprétation s'atténue. « Le travail s'affine au fur et à mesure. En fin de tournoi, si tous les marqueurs font la feuille du même match, 95% d'entre eux sont d'accord. »

dimanche 3 juin 2012

Herbert Nitsch prêt pour plonger à 244 m !


On y est ! Après des mois de préparation, le plongeur autrichien Herbert Nitsch s'apprête à tenter un record incroyable en apnée : 800 pieds, soit 244 mètres. C'est la première étape d'un défi plus fou encore qui doit le mener jusqu'à 1000 pieds (305 mètres). 


Pour le moment, donc, Herbert vise 800 pieds. Sa tentative, prévue d'ici à mercredi, aura lieu à Santorin, en Grèce. Il a installé son QG sur un catamaran. Pour se faire transporter dans les profondeurs, le plongeur et ses équipes ont inventé une sorte d'ascenseur futuriste avec l'aide d'un sponsor de poids, Breitling. 


Herbert prendra de profondes inspirations (pour stocker 5 litres d'air dans ses poumons) avant d'entrer dans la machine-torpille placée à la surface. Elle descendra grâce à des lests situés sous les pieds. Une fois en bas de la "ligne", à -244 m, la machine remontera grâce à une cloche d'air, située au-dessus de la tête, dont le gonflage se déclenchera automatiquement.

Herbert aura la possibilité de déclencher manuellement cette opération, en cas de souci. Cette précaution lui cause d'ailleurs un stress : ne pas provoquer accidentellement l'ouverture de ces valves pendant la descente… Sinon, c'est un retour prématuré à la surface qui l'attend !

Pour que son record soit validé, il faudra qu'il respecte les habituels protocoles de surface (le ok  et tenir 30 secondes sans syncope). A noter que, à cause d'un désaccord, Herbert a refusé la présence des juges d'Aida international, la "fédération" de l'apnée. Son record ne sera donc jamais officiellement homologué par cette organisation. 


Rappelons qu'Herbert, surnommé le "poisson volant", est déjà détenteur du record du monde d'apnée no limit avec 214 mètres atteints en 2007.


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